Ma dernière note sur ce blog était pour saluer l'émergence d'une animatrice radio de qualité, du moins le pensais-je. Je trouvais qu'elle était fraiche, intelligente, douée d'empathie, ce qui ne pouvait guère nuire s'agissant d'une émission d'écoute et d'évocation des "problèmes de vie" (éducation, vie personnelle, développement, santé, sexualité). Je me réjouissais d'autant plus de cette qualité, qu'il m'arrivait de croiser sur les ondes lorsque je me retrouvais zen voiture entre 15 et 16 Zheures, que le peu que je connaissais de cette animatrice du temps qu'elle sévissait en télévision, ne m'avait guère convaincu, sinon du contraire.
Il est probable que je suis une boussole qui en réalité indique le sud. J'apprends en effet, ce jour, que la malheureuse Flavie F. "est remerciée de RTL". Elle a subi une baisse d'audience depuis un an. Son émission "n'a jamais trouvé son public", (sinon moi, donc), comme il est résumé dans le présent article du mag Le Point.
A ce stade, trois hypothèses:
- je n'y connais rien quand il s'agit de radio, et ferais beaucoup mieux de me taire .
- je ne suis décidément pas la cible, (ce que je sais déjà). Mon idée de la qualité diffère singulièrement de celle du plus grand nombre.
- il y a une corrélation négative forte entre qualité et audience. En gros, à cette heure-là, mieux vaut ne pas trop titiller la fibre "intelligence".
J'ai bien ma petite idée sur la question, mais ces jours-ci mieux vaut n'avancer ses pions qu'avec prudence et modestie.
N'empêche, moi je la trouvais bien dans son nouveau registre, Flavie...
Voilà combien de temps que je n'ai point blogué?...
D'autres soucis en tête, ces temps-ci, et puis, la France à relever, des gouvernements à former, des soldats inconnus à saluer... Ah non, ce n'est pas moi.
Mais j'en ai quand même bien ri, sur Twitter, où on lâche les mots, bons ou mauvais, comme des pets en chambrées, mais en 140 car ça limite les mauvaises odeurs. Votre serviteur n'y est pas le dernier, allez. Et puis ça brise les humeurs maussades. Ainsi j'ai aimé écrire, mais celui-là n'a pas eu grand succès, que le Faux Mage de Hollande est accompagné de sa Valérie qui est en somme la première Edam de France. Sans parler du tout jeune Président du Sénat, qui eut pu assurer l'intérim, si l'avion présidentiel avait pris feu sous l'effet de l'orage. Le baby Bel. Voyez on ne s'ennuie pas sur Twitter, Nous avons même un sombre Ayrault de la Mer qui a nommé à la fois dans son gouvernement Hamon, Batho, Duflot, presque comme dans la chanson d'Eric Morena, me fait remarquer mon complice @lotre, qui a la facétie pernicieuse.
En vérité, pourtant, je n'ai pas plus envie de rire que cela. Ce serait même l'exact inverse. Mais Twitter est l'endroit où ça se passe. Où l'on peut découvrir cette épatante une du Point et constater que Libération réinvente la Pravda, ou le Quotidien du Peuple...
Je n'ai guère envie de rire, notamment revenant aujourd'hui entre 15 et 16 heures d'une viste à un ami que je ne reverrai sans doute pas. Disons plus. Qui arrive au bout de sa route, comme on dit. J'écoutais RTL pour me changer les idées noires.
Or, quitte à surprendre, que je vous fasse une confidence. J'ai découvert sur RTL une animatrice de grand talent: grande sensibilité, délicatesse dans les sujets abordés (tout ce qui tourne autour de la santé, psy, éducation, sexualité, souffrances), sachant faire preuve d'empathie (attention à l'autre, l'auditeur), à la fois pertinente dans ses interventions, pétillante et légère dans les sourires qu'elle distille, et touchant juste dans l'art de poser les questions aux "experts invités". Oui quitte à vous surprendre, cette animatrice a nom Flavie Flament. Qui représentait à la télévision à peu près tout ce que je peux détester (la peoplisation, le main stream musical, à la sauce TF1, la pire, dans le genre).
Elle vit sur les ondes FM une deuxième carrière où elle me surprend chaque fois (enfin, plus maintenant, j'ai compris) que je l'écoute.
Aujourd'hui le sujet du jour parlait "des rêves". Leurs significations, les sens cachés, les rêves récurrents, les angoissants, les prémonitoires, les cauchemars, les érotiques, les traumatiques, les rêves, quoi. En moins d'une heure... étonnante gageure.
Il se trouve que les rêves ont tenu dans ma vie une place particulière. Ca me fait un point commun avec le Zim, tiens, qui au début de sa carrière écrivit un Bob Dylan' s Dream, et un autre, numéroté "115th Dream".
Si je dis que les rêves ont tenu dans ma vie une place particulière, c'est dans celle de ma mère surtout, et dans la mienne par ricochets. Notamment certain rêve que je fais depuis, mettons, trente ans, de façon récurrente, entetante, presque harcelante.
Sur un sujet par moi longtemps rabaché chez tous les psys qui m'ont fait les poches, c'est donc en écoutant une émission de radio que me sont apparues trois évidences que jamais je n'avais su mettre en lumière, dans tous ces cabinets ouatés.
Tu cotises à la Case Freud et Fils pendant des lustres. Et c'est entre deux pubs Leclerc, dans un show pour femmes au foyer et pré retraités prostatiques, que tu mets à jour trois ressorts nouveaux, illustrant ce rapport au rêve et au petit labyrinthe perso, te permettant de reconsidérer toute l'affaire, (en gros, un pan entier de ta vie) sous un angle totalement inédit.
J'ai continué à désosser l'affaire après Flavie, et m'en vais me coucher plus lucide que je m'étais réveillé. Et Twitter n'y sera pour rien.
Hey! Merci Flavie Flament!
Mais c'est pas pour autant qu'on écoutera Dreamer!, monsieur @lotre!
C'est un risque à prendre. Celui de passer encore plus de temps à bloguer, alors même que se multiplient d'autres tuyaux 2. ou 3.0 vous permettant d'assurer (assumer) votre marque personnelle, votre identité numérique, votre image et notoriété en ligne, ou quel que soit le nom que vous voudrez bien y accoler. Bref, comme on dit par les temps qui courent, je lance un autre blog, celui de mon travail, métier, emploi, sacerdoce, apostolat, histoire de développer un peu, à côté de cette activité débloguante à pleins tubes qui m'a monopolisé depuis aout 2004, une identité professionnelle un peu sérieuse, qui s'étend aussi loin que l'empire du milieu s'étend sur les côtés, mais là, juste côté communicationS.
Et si je mets un "S" à ce mot, ce qui ne se fait guère comme me le fit remarquer mon camarade Grincheux qui s'y connait, c'est que je veux distinguer "communication des institutions", où j'exerce un peu en tant que conseil ou prestataire, et "communication des individus", domaine où me conduisent certaines compétences dans le champ de la formation continue. Il y a donc désormais, afin que nul n'en ignore, un blog Hervé Resse Communications, adossé à quelque chose qui doit ressembler à un site vitrine, mais dont je ne suis pas tout à fait certain qu'il corresponde en réalité à ce que j'en attends.
Ce "Testament" ne ferme pas pour autant. Il est simplement en jachère ces jours-ci car les journées n'ont que 24 heures, et j'en passe tout de même quelques unes à dormir. Mais reviennent les beaux jours, et quelques groupes de jeunes gandins le disputeront bientôt aux vieilles icônes blanchies de ma jeunesse, pour que continue de survivre en ce monde étrange qui est le nôtre, l'idée qu'il y a toujours quelque plaisir pour peu qu'on ose encore prononcer sans rire cette expression de "rock n roll music".
Jeudi, j'aurai passé les deux tiers de la journée dans des trains dont je me demande, au retour, où ils étaient supposés me conduire, ailleurs qu'à la rencontre des éternels paradoxes de l'incommunicabilité entre les êtres. Mais passons. Il est des bilans qu'il vaudrait mieux ne jamais tirer.
Je revenais donc avec dans mon sac les téléphones, le ipod, et le dernier roman d'Henri Loevenbruck, "L'Apothicaire", dont j'ai entendu dire le plus grand bien chez quelques critiques. Cela m'a réjoui... et pas du tout surpris. Henri, je l'ai rencontré grâce "au blog", il y a trois ou quatre ans, à la faveur d'un de ses précédents ouvrages. Nous avons sympathisé. J'avais aimé son livre. Mais sincèrement. Pas du tout par politesse, ou pour le "buzz". Etant au nombre de ses "amis facebook", on s'échange quelques messages de temps en temps.
J'ai acheté son nouveau roman la veille de mon départ, c'est à dire mercredi, après l'avoir cherché plusieurs semaines, semblant ne choisir que des librairies où il était manquant ou en rupture. L'Apothicaire parait délaisser les voies du thriller ésotérique que cet auteur à l'inspiration vive et nourrie d'imaginations secrètes a jusqu'ici empruntées. Ou pour être plus précis, disons qu'il en transporte les canons jusqu'au Moyen-Age, en cette période où le roi Philippe Le Bel règlait ses comptes aux Templiers. Après une centaine de pages, me voici totalement immergé dans les rues boueuses et puantes du quartier de la Rue Saint-Denis, là où se noue l'intrigue. Si "le style, c'est l'homme", celui du sieur Loevenbruck convie avec intelligence l'efficace rapidité du moderne et la poésie des tournures un peu alambiquées du français d'antan ... Modernité... Tradition... J'en suis là quand m'interrompt soudain certaine alerte "messenger". Tiens? C'est Henri, précisément. Qui m'envoie me dit-on une invitation... mais que je ne peux découvrir aussitôt, le TGV traversant une des rares portions où la loi du 3G s'avère inopérante. J'aime ces petites synchronicités souriantes qui m'arrivent parfois, ainsi ce message de l'auteur alors même que je viens d'ouvrir son livre. Je la lui transmets aussitôt, par SMS, cette fois, comme on fait un clin d'oeil. Se noue alors un bref dialogue à base de technologies de pointe, à propos d'un livre évoquant les mystères d'une science ancienne, nourrie de symboles et secrets alchimiques... Modernité et Tradition, là encore.
Reste l'invitation. Henri va faire en mai un Tour de France des Librairies indépendantes où il dédicacera son roman. S'il passe près de chez vous, ruez-vous y. L'homme est chaleureux, ses romans palpitants et surprenants.
Campagne électorale. En 2007, ça m'amusait, en 2012, ça m'soule, makossa.
Compta trimestrielle.
Déclaration de TVA.
Travail sur nouvelle plaquette commerciale.
Changement d'hébergeur pour le "site professionnel". Et mise en place d'un blog possiblement nourri de mes nouvelles expériences sur le versant pro.
55 copies d'étudiants à corriger. Dont une petite moitié a bien failli me décourager de toute velléité de transmission. Mais vide à moitié plein, ou verrre à moitié sale, voyons le "côté lumineux de la vie", comme disait Brian. L'autre moitié a compris à peu de choses près.
Nouvelle session de formation dans une autre école, avec des étudiants a priori "plus concernés", et réactifs. A moi de mériter, donc, leur intérêt.
Demain, aller retour Paris Bordeaux dans la journée pour fêter les 85 piges de mon auguste père. Ce sera la première fois dans toute notre vie qu'on trinquera ce jour-là. Etonnant, non?
Bref, comme on dit chez les jeunes, pas une minute à moi.
Mon jeu favori du moment: supposer l'arrivée de la course à 10 dans le bon ordre: quelqu'un peut-il faire moins que Cheminade? Arthaud? Joly? Dupont? Poutou? Et dans quel ordre les classer?
En revanche, toutes les questions sérieuses me laissent coi, quoi.
Le camarade trotskyste Mélanchon parviendra t il à faire perdre Hollande?
Bayrou sera t il comme je le lis aujourd'hui, le futur prime minister de Sarko réélu?
Marine Nationale coulera-t-elle à pic ou arrivera-t-elle à bon port?
Ainsi, lorsque cédant une fois encore à mes délires obsessionnels, compulsifs, névrotiques, je tombe, au hasard d'une énième bio dévorée sur le Zim, sur ce constat qui me déprime : tous ces ouvrages font les trois-quarts de leur bon beurre sur la période archi-connue des jeunes années (de la bar-mitzsva à Hibbing (Minnesota), jusqu'aux journées moyennement tranquilles côté Woodstock, circa 67-70), puis vous brodent un chouïa autour de la période critique du tournant born-again-christian, survolant délibérément (paresse ou ignorance?) la plus passionnante à mes yeux: celle du temps présent, quand le mythe s'est fait vieil homme, et déconstruit son oeuvre, avec élégance, distance, humour et politesse d'un possible désespoir; celle où il s'assume avec cette voix rauque et cassée, que mon ami Dubuc appelle "croassement", qui me semble à moi le simple témoignage de l'absolue humanité du génie qui se sait mortel.
Une énième fois je réprime un pleur, écoutant Blind Willie McTell. Je surfe sans parvenir à m'arracher du spot, alors qu'il faudrait tout de même songer à chercher le sommeil en position horizontale. Las, au hasard d'une énième rebond, qui pouvait être le dernier du soir, je tombe sur ce classement (datant de 2005) établi le magazine MOJO (l'équivalent grand-britton du Rolling Stone US, à côté de quoi notre R&F n'est qu'une aimable imitation, laborieuse et quelque peu vaine, de faire vivre "la culture rock" en son essence... mais vu côté français, et cela suffit à cerner les limites de l'ambition). Classement, donc: des 100 greatest Dylan's songs.
Le dossier, 24 pages, qu'on peut télécharger ici : Téléchargement Bob-Dylan-100-Greatest-Songs-MOJO-Sept-2005, est superbe et brille d'une icono gratinée. Je m'attends à y trouver, en inévitable number un, ce Like a Rolling Stone de 65, indépassable sommet. Il y est, et à sa place, et commenté une fois encore par l'historien Greil Marcus, lequel ayant pondu un livre entier sur le sujet (sur "la" chanson), peut bien se fendre de deux ou trois feuillets complémentaires.
Je n'ai évidemment rien "contre" ce chef d'oeuvre, à ceci près que j'aurais pour ma part tendance à le classer n°2, dans mon hypothétique classement des 100. Mais n'anticipons pas. Je regarde la liste, la confronte à d'autres, présentées sur d'autres sites. Manière de bien me confirmer l'étonnement: LA chanson que je classerais pour ma modeste part "number one", n'y est tout simplement pas présente. Pas même 95... ou 99ème: juste "pas là". Sur certains forums, cette absence est d'ailleurs pointée, pour illiustrer la limite de cette construction Mojoienne: Just Like Tom Thumb's blues ne figure pas dans les 100 meilleures chansons de Dylan, vu de leur bow-window. Sacrés britiches... S'en suit un des ces moments de solitude (énième) qui vous renvoie vers un autre bol d'Auchentoshan. Ne pas rester seul, le temps de vérifier si d'aventure, on repèrerait dans la liste, d'autres oublis du même tonneau.
Tu m'étonnes. Pas de Leopard Skin pill box hat... Pas d'avantage de Maggie's Farm. Pas plus d'Absolutely Sweet Marie.
Il est alors pas loin de deux heures, et me voilà parti à pointer les 985 morceaux du Zim présents sur ma liste I-Tunes (oui, il y a des doublons. Oui, quelques bootlegs aussi, dans le lot. Je présage que chez certains, c'est pas 900 mais 9000 versions qui se bousculent au portillon de la lecture aléatoire. On fait ce qu'on peut avec c'qu'on a, comme dit cet autre poète). Deux heures, et me voilà tentant de définir mon hundred best à moi. Après, l'on s'étonne que les journées soient longues. Mais quand le monde autour de vous s'effondre, quand bêtise et violence se font la courte échelle pour mettre à bas le peu d'humanité qui reste, est-ce qu'on ne fait pas tout aussi bien de ce concentrer sur ce genre d'inutilités indispensables, et de s'y réfugier comme d'autres dans le silence?
J'ai donc bordé mon One hundred perso. Pour ceux que ça amuse, il compte 34 chansons absentes du classement Mojo, mais le mien intègre l'album de 2005, qui n'était pas sorti au moment de l'initiative ici discutée. A chacun "son Dylan". Mais quitte à passer pour le dernier des saugrenus, je maintiens, persiste et signe que ma préférée reste celle-ci, dont l'intro me laisse chaque fois à terre, et voilà 46 ans que ça dure.
Il y a ceux qui... pensent qu'il faut d'abord éviter tout amalgame.
Il y a ceux qui... se demandent ce que font les responsables religieux pour éviter la propagation des extrêmismes chez leurs ouailles, source éventuelle de ces possibles amalgames.
Il y a ceux qui... estiment qu'on doit d'abord veiller à ce que se respectent entre elles "les communautés" de "croyants".
Il y a ceux qui... se demandent depuis quand est admis qu'il y a en France DES communautés, en dehors de celle qui réunissait 60 et quelques millions de citoyens et yennes.
Il y a ceux qui se demandent à quelle communauté appartiennent ceux qui ne se revendiquent pas "croyants", en quoi que ce soit.
Il y a ceux qui... veulent taire en cette affaire la culture d'origine maghrébine et musulmane du terroriste. Qu'il soit "fou" leur suffit.
Il y a ceux qui... insistent à l'inverse sur cette culture d'origine maghrébine et musulmane.
Mais il y a ceux qui... le font pour expliquer que c'est de là que vient le problème, de cette incapacité à "s'intégrer" dans le creuset de la communauté nationale.
Il y a ceux qui... répondent alors: "stigmatisation";
Il y a ceux, aussi, qui... insistent sur cette culture d'origine, mais le font - à l'inverse- pour expliquer que c'est le creuset de la communauté nationale qui a refusé d'intégrer cet enfant perdu.
Il y a ceux qui... en déduisent que c'est ce rejet qui l'aurait en somme poussé à sa radicalité extrême.
Il y a ceux qui... rappellent qu'il avait voulu "s'engager dans la Légion", et servir son pays.
Il y a ceux qui... précisent que la Légion n'en avait pas voulu.
Il y a ceux qui... comptabilisent ses condamnations préalables pour différents délits.
Il y a ceux qui... s'interrogent sur la provenance des fonds permettant de s'offrir un tel arsenal.
Il y a ceux qui... suggèrent que cet agent dormant s'est bizarrement réveillé "au bon moment".
Il y a ce... prof d'anglais qui a demandé une "minute de silence à sa mémoire"...
Il y a... ses élèves qui ont refusé de la suivre...
Il y a... ces tags à Sartrouville qui disent "Vive Merah", "Vengeance, et "Nique la Kippa".
Il y a ceux qui... défileront dimanche et en silence pour affirmer que la République est unie.
Il y a ceux qui... sont surtout passionnés par la guerre des polices que révèle cette affaire, RAID et GIGN.
Il y a ceux qui... se demandent à qui ces crimes vont profiter.
Il y a ceux qui... sont prêts à suggérer que ce drame pourrait même être une "aubaine".
Il y a ceux qui... sont d'accord, mais ne le sont plus pour identifier "qui" cette "aubaine" servira en réalité.
Il y a ceux qui... se demandent ce qu'on n'a pas encore entendu, qui devrait bientôt venir sur le tapis.
Il y a ceux qui... pensent d'abord aux familles pleurant leurs enfants et se disent qu'il serait urgent de ne rien penser d'autre, "à chaud".
Il y a ceux qui... comme moi pensent que tout ceci est d'abord un incroyable gâchis. Et sont persuadés qu'on n'en tirera au bout du compte, aucune leçon profitable.
Je ne souhaite pas de commentaires sur cette note. C'est d'abord à mes yeux une note de simple deuil, de tristesse, d'écoeurement. Je ne veux pas en faire l'occasion d'un "débat" de plus.
"Pour ces miliards de cons qui font la solitude...
S'il est bien une chose au-dessus de mes forces par les temps qui courent, c'est de regarder tout un film consacré à la vie d'Edith Piaf, même en gratuit sur TF1. Déjà, je n'aime guère le genre biopic, pour reprendre l'expression consacrée, quand ils évoquent des chanteurs qui me sont chers. Je veux bien les hommes politiques, les comédiens... Mais les chanteurs, je n'y arrive pas. J'avais détesté celui sur Jim Morrison, je n'ai pas vu ceux sur Johnny Cash ou Ray Charles. Je n'ai pas davantage eu l'envie de m'avaler celui sur Gainsbourg. Inutile de dire que je me passerai de celui sur "Cloclo". Ces évocations d'artistes en allés me mettent toujours mal à l'aise, sans que je sache bien dire pourquoi. Le côté performance de l'acteur me perturbe. J'ai toujours peur de voir débarquer sur l'écran Patrick Sébastien "qui s'est fait la tête à Bourvil ou de De Funès". Ce genre...
Pour Edith, c'est encore autre chose. C'est qu'aucune voix ne m'évoque à ce point les premières années de ma vie, bien avant Brassens, Ferré, Brel, ou Barbara. Celle de Piaf m'évoque aussitôt ma toute petite enfance, et plus que toute autre, ce Milord écrit par Moustaki. Plus le temps de ma vie passe, plus je ressens comme oui décidément, tout se joue bien avant six ans. Du temps que j'inventais la "Radio Resse" en blog, j'avais expliqué pourquoi. Le contexte. J'ai cherché dans mes archives à ressortir ce texte qui en avait touché quelques-uns. Je ne l'ai pas retrouvé. On dit que Google n'oublie rien, je peux vous dire qu'il a tout balancé à la benne, de mes confidences passées.
Tant pis. Et peu importe. Je ne doute pas un instant que Marion Cotillard soit épatante, que le film était réussi. Mais je n'aurais pas la force. Tiens, d'ailleurs... Ca fera 50 ans l'an prochain qu'elle est morte, (et le même jour qu'elle, Cocteau). On ne va pas couper aux commémos, aux ressorties d'archives. Va falloir se bétonner l'émotion, mon gars.
Donc, oui, je pensais en avoir fini avec 12 titres (parmi tant d'autres possibles), qui m'insupportent. Entendons-nous bien, il y a en a des TAS d'autres qui eussent pu concourir AUSSI.
Ainsi, tout France Gall. De Michel Berger, je n'admets que Les Paradis Blancs, joli titre qui semblait évoquer l'imminence de sa disparition, mais le reste, tout le reste, suinte, coule, dégouline. Beuhhhh. Tout Yannick Noah me consterne, seule son audience a le don de m'étonner davantage que la fadaise faussement gentille de ses propos. Humanisme de carnaval. En chanteur, j'ai le plus grand mal à le prendre au sérieux, et qu'il remplisse les salles n'y change rien. Le bon peuple croit qu'il délivre des messages, quand il n'est qu'un symptôme de plus de la platitude ambiante. Symptôme par ailleurs très rémunérateur, j'en conviens aisément. Que les businessmen soit désormais sapés comme des SDF ne fait qu'épicer la démagogogie qui est leur fond de commerce. Et à propos...
N'importe quelle chorale des Enfoirés me donne envie de gerber ma gamelle. Je ne crois pas un instant à leur sincérité, même si j'entends que l'essentiel demeure les fonds recueillis, et qu'ils profitent à qui en a besoin. Est-ce une raison pour enchaîner année après année ces farandoles de bons sentiments, qui n'ont plus rien à voir, via l'effet de répétition, avec la magie (parce qu'inédite autant qu'inattendue) d'un "Band Aid" ou d'un "We are the world"?
Cali me désole. Je n'ai jamais aimé Bruel, Florent Pagny, Goldman (à part Né en 17 à Liedenstadt, chanson intelligente), mais tant qu'ils ne prétendent pas imposer leur vision sur la marche du monde, ils ne m'empêchent pas de fredonner Thomas Fersen; ou le trop méconnu Bertrand Louis, que je vous recommande; un type qui sur son premier (ou deuxième?) disque reprenait un titre de Ferré et un autre de Jean Constantin, est forcément un homme à suivre.
L'idée de ces 12 était de concentrer le tir sur des scies. Ces machins tellement TROP entendus. Chacune d'elle ne fut pas seulement un tube. On la tant et tant matraqua qu'il s'agissait bien de harcèlement moral, d'abus de position dominante, de lavage de cerveau délibéré.
Mais voyez comme la mémoire est sélective. On finit, pour certaines, par les oublier malgré tout. Sauf quand assis comme par hasard dans un bistro où le patron a bloqué la FM sur Chante France ou Nostalgie, j'entendis, au moment même où j'évoquais ces 12 en ricanant avec un ami, les premières notes de ce qui vient ci-dessous. Comment donc avais-je pu l'oublier? Comment avais-je pu chasser de mes terreurs nocturnes ce truc qui me gava tant et plus, sur toutes les FM de ce début d'années 80, qui pour mon malheur reste le temps de mes vingt ans?
Je la soupçonne d'avoir pompé l'idée de base sur Eurythmics, mais pour mieux en cochonner le principe. Chaque fois que je la voyais (à la TV) me prenait l'envie 1. de couper le son. 2. de ressortir la bonne vieille saillie coluchienne "heyyyy tu me donneras l'adresse de ton coiffeur.. xxxchiiiiii hhiii...". Et chaque fois je l'entendais, je ne savais plus si je devais en rire (ces choeurs féminins, au refrain!!!) ou pleurer (ce Bontempi plastique et prétentiard!!!). En avance sur son temps, elle inventait à elle seule un nauffrage multi-médias du bon goût. Le message vous avait la profondeur d'un prout de Paolo Coelho. Les métaphores évoquaient un mauvais tract pour l'Agence touriste du bout de ma rue. L'ensemble valorisait autant la philosophie new-age, que les Charlots avaient contribué à l'essor de la contre-culture pop en suggérant que "si tous les hippies y portaient des clochettes... des clochette au (biiiip) ça ferait qu'on ne s'entendrait plus".Sauf qu'ELLE, n'était pas là pour en rire.
Dans ce look tenant tout à la fois de l'Alien (aliénée, plutôt), du gentil petit robot et de la diva madone pour un nouvel âge d'or réminiscent, tout humour était involontaire mais à un point tel que ça en devenait fascinant.
Ce méfait a probablement été adapté en japonais, italien, afrikaneeer. Pourrait-on classer l'art du navet au rang des crimes contre l'humanité, cette oeuvre-là aurait cette circonstance aggravante qu'une fois commis, elle entraina un versement de royalties substancielles qui doit avoisiner le montant de la dette grecque. Il me semble que la dame n'a fait QUE ça, (je ne m'en plains pas) mais nous le ressert depuis bientôt trente ans à chaque revival eighties. Et la voilà qui rapplique avec son bon dieu de refrain sous le bras.
Je m'étonne que Martine Aubry ne l'ait jamais proposé comme hymne officiel aux 35 heures, ou pour ce monde de RTTistes endiablés, qui fait qu'aucun de mes prestataires n'est foutu de me délivrer ses services à l'heure annoncée; et que je dois, moi, compenser les retards de tous ceux de mes clients qui jamais ne sacrifieront leurs "voyages-voyages", pour une remise avant décollage d'un boulot correctement exécuté. Moyennant quoi, je bosse quasiment 7 sur 7, au lieu de suivre moi aussi les conseils de cette hourie dont la coupe de tifs eut mérité vingt ans de rééducation par le travail manuel, si seulement la révolution culturelle de 67 du cher Président Mao (1) avait eu quelque répercussion mondiale.
Ce titre fait donc une parfaite bande sonore pour illustrer l'absolue décadence de l'occident chrétien (2). Le climax de sa chute vertigineuse. Son mondialisme de bazar tient de la pure lobotomie, et soudain donne aux couplets de Noah la puissance d'une pensée de Stephen Hawking.
Ladies & Gentlemen, please welcome... Comment c'est son petit nom, déjà, à cette....? Ecoutez. ça va revenir...
(1)Mais oui, je sais c'est très MAL les camps de travail; (2) comme de faire quelque référence que ce soit "à l'occident chrétien". C'est pour de rire. (3)
Non, non! partez pas!! j'avais fait ma liste des 12, j'en parlais à mon ami Gilles... et soudain passe à la radio, dans le bistro, un genre d'ovni de la crassitude musicale dont j'avais oublié jusqu'à l'existence! un genre de bonus! Le tout bath "hors concours"! Donc revenez demain, c'est le pire du pire du peer to peer! La scie ultime! THE nian nian dans sa toute mirifique splendeur! le gagnant du jour n'est QUE le gagnant. Mais l'autre, comme dit Gabin "c'est une gabarit exceptionnel!"
Demain, ce sera TREIZE A LA DOUZHAINE!
En attendant, autre gag récurrent depuis 2004 que je blogue, avec des amis qui me suivent "malgré tout".
Supertramp. Pardon d'avance à ceux qui aiment. Je vais me moquer. D'eux. Mais pas de vous. Ne le prenez pas je vous prie A TITRE PERSONNEL. D'ailleurs un des 4 accords toltèques ne dit-il pas qu'il ne FAUT JAMAIS rien prendre à titre PERSONNEL? Ce liminiaire avertissement lâché, lâchons.
Voilà le genre de groupe que tout le monde adore, qu'on compare volontiers "aux plus grands", mais sans que j'arrive jamais à saisir à quels grands, précisément, on peut bien penser. Si c'est aux Beatles, permettez que je m'esclaffe en tapinois. Genesis? Dans sa pire période, soit! En tous cas, pas celle où officiait le grand Gabriel. Les Bee Gees? Mais y a de la mélodie, chez les Bee Gees!
J'ai beau chercher, je ne leur trouve aucun équivalent quel que soit le sommet. Et je doute qu'ils y aient en réalité la moindre place. Me rassure à cet égard la liste établie par le magazine Rolling Stone des "100 plus grands artistes de tous les temps", où l'on ne trouve nulle trace du Superclodo. Et donc, sérieusement, la reconnaissance dont jouit ce groupe par chez nous me laisse sans voix. Celle du chanteur m'apparaissant "juste" insupportable. Le fausset nunuche et braillard dans toute sa splendeur. Côté mélodique, c'est du besogneux constant dans les bons moments, et du lourdaud sur deux notes, le reste du temps. Elles sont ainsi, pis, ainsipides, et le saxo vous a le plus souvent la finesse d'une mauvaise "clique" de féria landaise (pardon pour @fredouat, s'il passe par ici. FRED: je t'aime!!!). Les orchestrations m'évoquent des souvenirs de mauvais baloche des pompiers, et l'ensemble swingue autant qu'une merguez crue, oubliée sur l'étal du marchand.
Bref, comme on doit dire, je n'ai jamais compris qu'on porte ce groupe aux nues. Personnellement je le porte aux nuls.
Dans ce genre pop propre pour adultes désireux de faire briller les chromes de la chaine haut de gamme, je veux bien Foreigner, si vous insistez. Je tolère Toto, sacrés musicos de studio, aussi glaciaux qu'une déclaration d'amour d'Eva Joly, mais acceptables du point de vue de l'exécution appliquée. Je reconnais parfaitement Steeleye Dan, et les (rares) escapades solitaires de Donald Fagen: réécouter The Night Fly, pour voir ce que donne un must de ce genre que les ricains appellent "AOR", pour Adult Oriented Rock. A la limite, j'envisagerais même le Fletwood Mac de Rumours, mais n'y revenez pas. Je serais même éventuellement, prêt à reconnaitre quelque vertu aux albums solos de Phil Collins. C'est dire si j'ai la tolérance large, et l'empathie bonnasse...
Mais Supertramp... franchement, ça me dépasse.
Ensuite, la chanson choisie... ce fut difficile. Il y a Logical Song. D'une rare force, dans la mièvrerie. Breakfast in America. Aussi digeste et léger qu'un retour des panzer aux Champs Zé. Dreamer? Un cauchemar braillant. Mais au bout du compte, tout bien pesé, celle-là s'impose . C'est de la rengaine sans aucune invention, on s'ennuie après quatorze secondes montre en main, la seule vertu du morceau étant d'évoquer EFFECTIVEMENT ces jours de pluie où on sait dès le réveil qu'on se fera chier, d'un grave... que c'en est aussitôt désolant. Oui, mais alors: quel intérêt à le chanter? Pour que la dite journée soit plus chiante encore? On n'en a pas assez, déjà, à constater cette maudite flotte drue transperçant les carreaux?
Dans un de ses romans de la belle période, Philippe Djian moquait cette pauvreté d'inspiration des romanciers besogneux, commençant immanquablement leur nouvelle d'un "C'est Lundi. Dehors il pleut", vous donnant aussitôt l'envie de balancer le bouquin aux ordures (disons le manuscrit, peu probable que de tels pensement trouvussent éditeur... Encore que TOUT soit possible en ce monde).
Donc la pluie.
Des années après sa parution, cette maltraitance sonore me semble ce que la pop peut produire de plus indigent. Pourtant cela trouve encore sa place dans les programmations, au rayon "oldies but goodies" in french: nostalgie.
Quitte à regretter mes jeunes années, autant évoquer la mémoire du Camarade Jaruzelski, qui sévissait à la même période, mais au moins avait de belles lunettes. Avoir eu vingt ans avec Supertramp, juste avant le Sida, et par temps de chômage massif, annonçait déjà les trente années qui viendraient derrière: pour l'essentiel, trente années de merde authentique.
Tout lecteur "fidèle" de mes différents blogs, en ligne depuis 2004, connait mon aversion, maintes fois commentée, pour ce morceau figurant pourtant au Top Ten de nombreuses personnes de goût et de talent. Au hasard, toi, toi, et toi... Toi aussi, oui!
C'est devenu, au fil des ans, un genre de running gag, -(aka "comique de répétition"). Oui, je hais, j'abomine, j'insupporte, je vomis cette chanson de 6'29, pourtant classée 49ème, excusez du peu, au classement des "500 meilleures chansons de tous les temps" par le magazine Rolling Stone. Encore que l'on puisse contester l'anglo-américano-centrisme d'un classement ignorant tout ce qui ne date pas de ce foutu bon dieu de 20ème siècle, et tout ce qui se chante ou fredonne autrement qu'en anglais (au hasard: O sole mio, Avec le temps, Tirelipimpon sur le chihuahua).
Que ce tube mondial d'une bande de cocaïnés notoires soit ou non classé dans tous les Top qu'on voudra m'indiffère en réalité, et ne change rien à mon exécration. Mais vous ai-je seulement révélé la raison de ce courroux jamais démenti, mes amis? Il est temps, au soir d'une vie d'errance et de doute, que Mossieur Resse dévoile en fin la raison de son irrationnel ressentiment.
L'affaire se passe aux vacances 77, dans cette ile de Beauté que certains appellent "Corse", en cette bonne cité de Calvi où la baie est somptueuse et le soleil ardent. Je l'ai déjà évoquée ici, quand j'y appris la mort du King... et les brûlures qui m'en coutèrent.
A l'époque (je ne sais ce qu'il en est aujourd'hui, n'ayant depuis jamais remis les pieds sur la dite baie), la ville grouillait en ses rues de gaillards aux crânes ras, regards plus durs que béton, tous taillés comme des bulldozers, et tatoués souvent mieux que des murs de chiottes. Des angelots qu'on devinait prompts à la castagne. C'étaient les légionnaires du 2eme REP, des petits gars de mon âge ou peut s'en fallait, manifestement prêts à sauter pour que se perpétue à jamais l'idéal cher au Général Marcel Bigeard.
Or j'étais à l'époque moi même assez chétif (oui je sais cela peut faire rire, on change); franchement antimilitariste; voire d'extrême-gauche (oui je sais cela peut faire rire, on change); et qui plus est affublé d'une petite amie qui exibait volontiers ses nichons sur la plage, et dont je savais d'expérience qu'il ne fallait pas "lui en promettre". Elle était un peu, pour tout dire, du genre "catherine saute au paf", si vous vous souvenez de cette bonne vieille BD du gauchiste Cabu. Et si je m'appliquais à la satisfaire de mon mieux, je n'ignorais pas qu'il fallait aussi compter, parfois, sur la main d'oeuvre extérieure, en une période où les intérimaires ne manquaient pas.
J'avais beau céder aux sirènes du gauchisme régnant, applaudir à l'idée révolutionnaire que "ma copine ne m'appartenait pas", que "la jalousie était un syndrome petit-bourgeois", qu'il fallait "dépasser ces préjugés sexistes", je trouvais que la proportion de jeunes gaillards bodybuildés, qui eussent chacun pu me rosser d'importance à la moindre algarade, était quand même un peu pesante. Comme l'étaient souvent les regards sur les roploplos de ma douce. Pour tout dire, cela assombrissait un peu mon séjour insulaire.
D'autant que vint inévitablement, comme en toute phase de "vacances" partagée avec une "copine", la question saugrenue du passage obligé par la case "soirée en boite". Comment ne pas y céder, n'est-ce-pas, dès lors qu'on se prétendait "mordu de musique"...? Las, j'ai toujours détesté ces lieux à la con. La danse m'évoque un côté exhib qui ne s'assume pas tout à fait. L'aspect touche-pipi me gonfle ("je suis sortie avec un mec en boite". Misère de la jeunesse.)
Bref! Se fader la soirée "boite" ET à Calvi, c'était retrouver "ma meuf" au milieu de je ne sais combien de légionnaires en rut et mon côté voyeur n'étant pas à l'époque des plus prononcés, cette perspective me semblait aussi enthousiasmante que la voir carrément postuler au rôle principal dans un film intitulé "Joyeux Gang Bang au 2eme Rep".
Je m'y rendis donc en faisant franchement la gueule. Il était décidément temps que le séjour se termine. Ces vacances commençaient à me courir sur le haricot. L'entrée était probablement hors de prix. De la "boite"elle-même, je ne me souviens plus de rien. Mais à peine venions-nous d'attérir en ce lieu de malheur, le disc jockey posait ceci sur la platine, qui vint aussitôt renforcer mon humeur exécrable. Et depuis lors, en dépit des années, toute écoute du tube Hotel California par le groupe rock américain The Eagles, déclenche en moi ce réflexe pavlovien navrant, pitoyable. Montée de bile, accélération du rythme cardiaque, tachicardie, douleurs abdominales, diarrhée suraigue, syncope. Le coma survient généralement après 4 minutes, quand se déclenche l'un des soli de guitare les plus laborieux jamais enregistrés. Ces arpèges n'en finissent pas, me donnent envie d'en finir pour de bon. ME CASSER DE CETTE BON DIEU DE BOITE où il me semble être encore enfermé depuis... 35 ans bientôt.
Calmez vous, Mossieur Resse. C'est FI-NI, maintenant.
Si on compte bien, il y a presque parité entre hommes et femmes dans ce top 12 des exécrations de votre vieil Onc'Resse.
Alors qu'il devait y avoir à tout casser cinq ou six femmes dans le top 111 de mes disques chéris.
Oui, en matières de musiques, je confesse un certain sexisme -c'est comme ça qu'on dit, je présume-, pour ne pas dire un sexisme certain, mais il faut vous y faire, je suis trop vieux pour changer. De même qu'on ne me fera pas regarder un match de foot de filles - même à Thierry Roland, ce pithécanthrope, ils ont réussi à faire dire que oui, oui, "il admettait qu'elles ont fait des progrès". La tyrannie de ce monde. Pouvaient pas lui ficher la paix, à cet homme arrivé à l'automne de sa vie? Non! il a fallu qu'ils lui imposent leur crédo; qu'ils y viennent et reviennent, jusqu'à ce qu'il cède....
Tiens. Mieux! Eva Joly est même interviewée dans le dernier numéro de So Foot! Et elle leur donne évidemment une leçon de corrrrrrrection dans les gencives; on leur donne un doigt, elles vous emportent le bras avec et la tête aussi. Qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour être moderne, ces jours-ci...Mais je m'égare (au gorille). On n'était pas là pour parler ballon, mais flonflons.
Il y a donc, oui, pas mal de gisquettes dans cette farandole de pollueurs et pollueuses de mes deux trompes d'Eustache. Et encore! je vous ai fait grâce de Whitney Houston, je suis capable de respecter une période de deuil, on est ce qu'on est, mais on a tout de même le respect des morts, 'fin, quoi, merde. Je ne vous ai pas non plus cité France Gall : indigne à mon avis de faire partie du lot. Sinon, à ce compte-là, on finirait bientôt chez Mariah Carrey ou Niagara, et je tiens à ce que ça reste une maison sérieuse, tout de même. Georgette Plana? Faut voir...
Le cas Annie Lennox est quelque peu différent. J'admets sans hésitation, la dame est plutôt bonne chanteuse, je me souviens d'un clip de 84 ou 5 qui "envoyait le bois". Ca s'appelait Sex Crime (1984), et ça dépotait vraiment bien. Elle a fait un album solo tout à fait présentable. N'empêche QUE.
Il y aura toujours entre elle et moi ce machin épouvantable, qui fit la joie des petits et des grands, et doit toujours tenir son rang dans les soirées rétro eighties où je me garde bien d'aller, trop de tension, mauvais cholestérol, des trucs à vous faire la syncope à l'heure de Bronski Beat. Ici, c'est pire. Cette petite intro de synthé qui laisse présager l'arrivée de quelque gros nounours échappé d'une boite gay bear (*), ponpon ponponpon, po ponpon pon! Et derrière, ce souittt dreaaams qui a le don de me mettre hors de moi dans l'instant. J'imagine que chacun a dans son environnement musical une chanson qui l'insupporte, sans qu'il sache identifier réellement pourquoi. Moi je sais (et pour celle à venir en numéro 2 aussi, d'ailleurs je le confesserai sans fard).
C'est ce son de synthé merdicos. La barbiche du Stewart et le look troisième sexe de l'Annie, m'évoquent ensemble l'enterrement façon massacre de cette new-wave rock qui m'emballait, et son remplacement séance tenante par toutes les hordes de garçons coiffeurs, armés de bontempi et beat box à la con, qui vinrent me pourrir l'ambiance de ce début d'années 80. Human league. Talk Talk. Kajagoogoo. Heaven 17. Duran Duran. Ce genre.
Eurtyhmics, ou plutôt ce Sweet Dreams immonde, immédiatement me renvoie à cette colère nappée de frustration, quand ces zouaves s'emparèrent des Unes de magazines, des premières places de charts, renvyoant les chères guitares de mon imaginaire au rayon des accessoires rétro. Cela, je ne pouvais le pardonner. C'était MES vingt piges, quoi, merde. Et voilà avec quel genre de rengaine ils m'ont salopé le soundtrack! Qu'ils soient maudits. D'ailleurs c'est fait! Marylin Manson en même temps qu'il en faisait une reprise réjouissante au troisième degré, leur a pourri l'affaire, et les a dénoncés au diable.
Eh bien, qu'ils y aillent! Et faites y de beaux rêves, les trouducs!
(*) il y a peu, un ami homo m'a dit "dans ce genre de boite, tu ferais un malheur. Je ne suis pas certain de l'avoir pris comme un compliment. J'aurais du?
Sur YouTube où j'ai récupéré le morceau du jour, des internautes enthousiastes rivalisent de révérences et superlatifs pour saluer l'apparition, dans le paysage de la chanson, de cette dame Sanson. C'était voilà quarante années d'ici. Vous dire comme son vibrato m'horripila d'emblée... C'est vrai, côté chanteuses, je suis assez difficile, et l'ai toujours été. Je salue Piaf, et Patachou. J'ai de l'affection nostalgique pour Colette Deréal et Catherine Sauvage. Barbara? A petites doses. Quitte à regarder du côté des plus jeunes, je voulais bien Marie Paule Belle. Je voulais bien Alice Donna. Et même, à la grande limite, je voulais bien d'Annie Cordy, je veux dire, Françoise Hardy. Je les confonds tout le temps.
Maiiis... Cette chevrotante Véronique dont la plupart de mes congénères saluaient l'arrivée, me stimula la misogynie dans des proportions himalayennes.
Comme souvent la destinée sur moi s'acharne, de sorte que j'accumule les contrariétés comme d'autres les stock options, la dame assez vite convola avec l'un des guitaristes américains les plus brillants de son temps, un de ceux pour lequel j'avais la plus grande admiration: le phénoménal Stephen Stills est celui-là même qui me donna l'envie d'écrire cette liste des 111 disques de ma vie, et c'est l'évocation de son album Manassas qui me fit démarrer l'aveeeentchuuure. Stephen Stills, au sommet, s'acoquinait avec celle que je ne cessais de dénigrer "au foyer du lycée", sitôt qu'une minette se pointait avec l'album sous le bras.
On se sent forcément un peu seul quand on déteste une chanson que tout le monde adore. Quand tout le monde porte aux nues quelqu'un qui vous exaspère. Sanson. Je ne l'aimerais qu'en deux mots, mais ça fait donc quarante années que son style me flanque de l'urticaire. Entendons-nous bien: bonne musicienne elle est, aucun doute là-dessus. Ses textes m'en touchent une sans réveiller l'autre; mais il y a cent fois pire en magasins, je vous l'accorde - de piano, ne nous privons pas d'une blagounette médiocre pour détendre l'ambiance-. Mais oui, son style m'insupporte. On en est quasiment à l'épreuve physique.
Car chaque fois que je l'entends, je songe à Cyrano assassinant d'un trait l'acteur Montfleury, dans la pièce de Rostand:
C'est un acteur déplorable, qui gueule,
Et soulève avec des han ! de porteurs d'eau,
Le vers qu'il faut laisser s'envoler.
Il me semble qu'il y a du Montfleury dans cette façon sansonnienne d'accompagner le moindre vers d'encombrants vibratos (vibrati?) systématiques. On me dira que c'est sa marque de fabrique. Son style, donc, que nul ne m'oblige à aimer...
Mais est-ce une raison suffisante pour en dire ici du mal? Ne suffirait-il pas d'étouffer ces strophes laborieuses sous un monceau de silence et d'indifférence polie?
Justement. Pourquoi ne pas retourner la médaille dans l'AUTRE sens, aussi? Pourqui faudrait-il ne parler des artistes que pour en dire "du bien", et jamais de mal de ceux qui vous polluent l'ambiance, sous prétexte que l'on n'a pas, soi, l'habileté pianistique, la verve chansonnière, et le vibrato en courant continu? Est-ce que seuls les patissiers peuvent juger et commenter la qualité d'un éclair au chocolat? Est-ce qu'il faut être réalisateur de films soi-même pour dire enfin ce que l'on pense de Bienvenue chez les Ch'tis? Dès lors qu'ils s'imposent à moi par le biais des télés et radios, quand je ne leur demande rien, dès lors qu'ils encaissent à la SACEM des droits provenant de recettes publicitaires finalement intégrées dans le produit que j'achète au supermarché, je m'autorise, moi cochon de payant, le droit de dire que voilà près de quarante ans que cette toupie me répète qu'elle n'a besoin de personne, mais m'en prend à témoin, moi l'auditeur qui n'en peut mais; et que cela me saoule, mais d'un grave...
Alors ce soir, le saoulé sussurre soudain, que s'imisce ici ce souhait sur Sanson: cette supplique, si simple si succinte, qu'elle cesse, cette sans soin, cette sangsue, de ressasser sans fin son lancinant souci, et qu'un silence serein ici s'insinue!
Ou, pour le dire autrement: Véronique: Tais-toi, steuplé.
12 chansons qui m'ont pourri l'ambiance, disais-je. Ou le moral...
Ouvrons un instant le fameux dossier des "27", où sont les noms de quelques superstars étrangement décédées à cet âge devenu mythique de 3 puissance 3. Nous y retrouvons le très vieux bluesman Robert Johnson, dont il se dit qu'au hasard d'un carrefour (le fameux "Crossroads") il avait croisé le Diable, et lui avait échangé son âme contre l'absolue maîtrise des six cordes mi la ré sol si mi.
Plus tard viendraient Brian Jones, Janis Joplin, Jim Morrison, Jimi Hendrix. Tout ceux-là fauchés en plein vol en moins de deux années. Plus près de nous, Amy Winehouse. Mais il en est un que tout le monde oublie chaque fois dans la liste: Alan Wilson, âme et conscience des trop oubliés Canned Heat, que j'évoquais ici dans ma liste des 111, et dont on parlait lundi dernier, avec deux vieux complices, à la sortie de l'expo Dylan.
Et il y en a un dernier, dont j'ai toujours pensé, qu'on me pardonne, qu'il avait été "premier dans un concours de circonstances", pour reprendre la belle expression coluchienne. J'entends l'icône du Grunge, le nirvanien Kurt Cobain, dont la popularité demeure toujours, je bats ma coulpe, un mystère à mes oreilles.
J'ai comme tout le monde, l'album NeverMind, que j'ai du écouter, allez... trois fois. Smells like teen spirit est une belle chanson... surtout interprétée par Mme Smith, Patti de son prénom. En réalité, je confesse à dieu tout puissant que Nirvana m'a toujours inspiré un ennui assez conséquent.
Wikipédia me dit que la popularité du groupe dura bien au-delà du décès du chanteur en 1994. J'en sais quelque chose, ma fille alors adolescente en quête de repères sur son propre cheminement rock, me demanda circa noel 2000, parmi d'autres requêtes, de lui offrir l'album Unplugged du groupe de Seattle. Je m'exécutais sans mot dire, même si ce groupe adulé par tous, public ET critiques, ne m'inspirait qu'indifférence polie. Après tout on eut pu tomber tellement pire... C'est en l'achetant que je découvris tiens, étrange, que l'album comportait une reprise d'une des chansons qui avait bousculé "mon" adolescence à moi... Une des premières signées du David Bowie perçant sous David Jones, ce véritable patronyme sous lequel l'artiste avait connu un début de carrière assez laborieux. Il ne deviendrait le héros que l'on sait qu'en le changeant. Cette chanson était l'un des temps forts, très forts, d'un album éponyme, enregistré par Tony Visconti juste avant la toute grande explosion Bowienne. Disons le mot, j'adorais cette chanson.
Je n'en fus pas moins prêt à découvrir l'adaptation qu'en avait fait le jeune Kurt, en style "débranché". Je n'avais aucune "malveillance" a priori, je le jure devant les hommes. Je sais bien, tout de même, que l'histoire du blues, du rock, du pop, du folk, toute cette histoire, n'est bien souvent qu'un éternel retour, une revisitation au goût du jour de succès d'avant. Il fallait bien que moi aussi j'en passe par là où étaient passés tous les autres avant moi. Je n'avais pas la moindre envie de me moquer, ou de détester par principe l'adaptation qu'en avait fait le supposé prodige trop tôt disparu; à qui je ne vouais aucun culte, ayant passé fort heureusement ce temps de l'immaturité où l'on se cherche "de nouvelles icônes". Et ça ne m'empêchait pas non plus de dormir.
Cruelle fut quand même ma déception. Bon sang que cette reprise était fade. De saveur, aucune. De folie. Pas la moindre trace. C'était appliqué. Laborieux. Pesant. Le gars chantait moitié faux. Le pire était que je ne pouvais rien dire, puisque il s'agissait d'un cadeau, un cadeau pour ma jeune rockeuse de fille chérie. Je n'en pensais pas moins, et pour une fois, en silence. Mais cette reprise-là fut peut-être la première avec laquelle je pus réellement mesurer à quel point je n'étais plus la cible. Le temps avait fait son oeuvre sur mes émotions de jeunesse, les avait enterrées, puis rejouait avec, sans vergogne aucune, se moquant pas mal de ce que les gars de mon cru pouvaient en penser.
Les autres chansons de cette sélection ont ce talent de m'exaspérer au plus haut point. Celle-là se distingue des autres (avec celle qui viendra en numéro 2). Elle m'évoque juste cette solitude qui soudain envahit celui qui sent qu'il n'est plus concerné.
Quand j'ai eu fini cette série des 111 disques, j'étais fatigué, même épuisé de ces histoires de blogs. C'était un gros challenge de tenir le rythme, coincé entre diverses pressions, des personnelles, des professionnelles, des associatives, des éducatives, des pédagogiques, et cette logique du "personal branding" qui vous poursuit... Je bosse tout ce dimanche sur un projet de blog pro, sur un site un peu plus clair que l'actuel, et m'interroge sur la survie de ce blog perso qui m'est comme une fenètre ouverte sur le monde et les gens.
Manière de se croire encore un peu en vie, en somme. A mon entour, tout porte à laisser entendre que je suis déjà mort. Comme dans la chanson de Randy Newman, "I'm dead, and I don't know it"... Pour me confirmer le contraire, il y a le tas de paperasses à régler, les gens supposés rappeler qui ne rappellent pas, et tous ceux qui vous traitent comme si vous étiez une pompe à essence 24/24. J'ai besoin? je te sonne, je te colle la CB dans la raie, alors crache. Quand je veux, autant que je veux.
Heureusement il y a tous ces gens autour de moi qui m'expliquent qu'ils "partent en retraite". Et moi, je me dis chaque fois "vas y coco, profite, pour moi ce sera makach' oualou... Toute une vie à travailler et peau de zob en bout de piste". Je les vois tous avec leur calculette, et je me dis qu'ils ont bien raison. Mézigue fera partie des pigeons de l'affaire. Ca ne changera pas. Question d'habitude.
Et tiens à propos de pigeon, c'était la question tout à fait délicate, bienveillante, pas maladroite pour deux sous, que me posait mon géniteur ce midi au téléphone (si tu m'appelles pour ce genre de remontage de moral, n'appelle pas steuplé, papa, reste dans ton schwartz et laisse-moi dans le mien). Tu ne te serais pas fait un peu avoir, un peu pigeonné, avec ce job d'indépendant? Savoureux de s'entendre dire cela par l'homme qui se tailla de la maison quand son fils avait trois ans, et qui lorsqu'il eut son bac, lui dit en guise de bravo "si tu veux faire des études supérieures, tu te les paieras". Savoureux de l'entendre, comme en flash back, tandis que bon an mal an j'avais trouvé une voie, pas la meilleure, mais du moins, honnête: "tu ne vas tout de même pas faire toute ta vie "minable instituteur"?" Merci pour le minable, papa, j'aurais sans doute fait mieux, comme démarrage dans l'existence, si tu avais pris ton devoir de père un tout petit peu plus à coeur. Mais minable, y a pas, ça aide bien à avancer. On se trace tout de suite une voie de confiance, aucun doute.
C'est le même qui "s'inquiète aujourd'hui", des soucis que je rencontre arrivé à l'âge mûr, mais en me suggérant que je serais peut-être , tout bien pesé, un tout petit peu le roi des cons. Tout le monde peut pas avoir eu la chance de magouiller dans la revente de stocks de pièces détachées dans un secteur porteur que je ne nommerai pas, papa. Oui, j'ai sans doute été un peu le roi des cons, et le suis encore aujourd'hui de ne pas trouver "la" solution. Au moins j'essaie de me comporter en "résiliant", et tente de faire plus pour ma descendance que ce que mon ascendance a fait pour la sienne. Désolé si ce n'est pas aussi reluisant que tu l'aurais souhaité, toi qui t'es tellement préoccupé de mon entrée dans le monde, et sur le moment. C'est vrai, j'ai aucun compte à numéro dans cette bonne vieille Belgique, notre terre ancestrale. Pas d'avantage au Luxembourg, d'ailleurs...
Dans une autre vie, pour faire un peu mieux, je ne manquerai pas d'écouter tous ces bons conseils que tu n'as jamais été fichu de me proposer... Et voilà pourquoi je blogue. N'ayant pas de temps ni d'argent à consacrer à l'écriture d'un vrai livre qui intéresserait un vrai éditeur, je lâche au gré des incidents de petits dégueulis de bile, de petits éjaculats de bonheur éphémère, musical, souvent. Comme on soulève à certains moments le petit bitougnot vapeur de la cocotte minute.
Musique: All Aboard (fathers & sons) - Muddy Waters.
J'ai reçu ça. De manière étrange, mon provider l'a mis dans les "spams" alors que cela semble une affaire en tous points juteuses. Non?
Je suis Mme PACHOUD Véronique boursier retraité de nationalité Suisse. Je vous contacte suite à une aide financière de 300.000 euro (Trois cent Mille Euro) afin que vous puissiez réaliser votre projet ou réglementé vos problèmes financiers de la fin d'année.
Ne soyez pas étonner de cette offre très surprenante car je fais tout ceci après confession à l’église afin que le seigneur puisse chuter l es actions de nos clients pour nous enrichir"!
Après confession à mon église catholique il m’est été conseillé par le père après confession d’aider des personnes étant dans un besoin financier pour l’élaboration des projets de leurs rêves avec une grande partie de ce fonds dont je dispose. C’est ainsi que je vous contacte sur le net pour vous proposer cette donation très confidentielle de 300.000 euro (Trois cent Mille Euro) .
Je vous confirme que vous ne courrez aucun risque en acceptant cette offre de don financier car tous documents prouvant la légalité des fonds ont déjà été établis. Notez que ce fonds dont je dispose se trouve actuellement dans mon compte à Cotonou à cause du taux élevé des impôts en Europe.
Concernant la procédure pour entrer en possession de ces fonds il suffit de prendre contact en toute sincérité et confiance avec mon notaire dans ce pays qui fera tout le nécessaire. Dans le cas ou vous serez intéressé je vous prie de contacter cet homme de loi via mail : maitre.lucagbo@hotmail.fr
Au nom du seigneur créateur du ciel et de la terre cette somme vous aidera à réglementer une bonne partie de vos problèmes financiers .
NB : Notez que vous ne courrez aucun risque en acceptant cette donation légale avec tout documents d' existence des fonds disponible... Très Sincèrement PACHOUD Veronqiue..
Je ne vois pas comment on pourrait être plus clair, et rassurant. Il faudrait vraiment voir le mal partout pour douter de la sincérité de "Veronquie"...
Donc, après les 111 albums qui m'ont marqué, 12 chansons qui me donneraient l'envie de devenir sourd... Ce sont mes 12 travaux de recule!
Voici la première des deux contributions d'une "ex" à ce hit-parade des chansons exécrées. De la fille en question, je ne dirai rien ce jour. La pauvre. Il faudrait d'ailleurs dire "femme". Peut-être est-elle à présent "grand-mère". Peut-elle être morte, ou milliardaire, sage mère de famille ménopausée ou peut s'en faut? Peut-être est elle shootée au botox, nichons refaits comme devrait l'être la carosserie de ma vieille Laguna si je veux la replacer pour plus de 500 euro (private joke)? Peut-être est elle chèfe d'entreprise, SDF, fan de Yannick Noah?
Bref, comme il parait qu'il faut dire. Elle et moi étions fans des Stones, mais j'ai toujours pensé qu'elle l'était pour de bien piètres raisons. La Langue de Jagger. Le minois de Mick Taylor. Je pressens qu'elle n'en avait en réalité pas grand chose à cirer, des riffs de Keith, des envolées d'harmo de Midnight Rambler. Elle en voulait plus au sex-symbol s'agitant sur les scènes, les postures, la gestuelle, la bouche promesse du cuni de l'année, et le côté "beau gosse" du blondin agitant ses six doigts sur la six cordes. Bref ce côté sex des Stones, cadet de mes soucis, et d'ailleurs pour tout dire, au rayon bisex, Bowie ou Lou Reed à tout prendre me semblaient bien plus équivoques, troublants, quitte à se risquer du côté obscur.
Quand parut l'album Goat's head soup, je pris assez vite en grippe "le slow de la Face B".
A- Haine-J. HAAAAAINE-J...
Bien sûr, le truc à la guitare tenait la route. Keith affirme dans ses mémoires que ce fut l'idée racine du morceau, avec cette évocation d'un prénom qui était en réalité celui de sa fille, tout juste née à l'époque. Il raconte que bien des hits du groupe sont nés de cette façon, le riffeur fou trouvait l'une idée de départ, puis refilait le reste à Mick pour qu'il tricote une histoire autour, fasse le job. Moi le génie, lui le tâcheron. Il est manifeste que ces deux-là s'adorent, après cinquante années passées ensemble.
En l'occurrence, Mick s'en tint à l'évocation ma foi banale d'une meuf en allée (I still love ya, babe).... Un slow... pfff... A part pour tenter d'attraper la menteuse de la fille au passage, où risquer de se prendre un rateau (à l'époque on disait "une veste". Je me suis "pris une veste". Elle a pas voulu "sortir avec moi". Cette expression bon dieu. Misère de la sexualité adolescente), je n'ai jamais vrzaiment compris l'intérêt du slow, hormis le jour de mon mariage.
D'ailleurs je n'ai jamais aimé les "boums". Et j'aime encore moins ce genre de chanson d'amour où le mec s'applique à l'abandon de toute décence pour se mettre à genoux devant la gisquette de sa vie qui vient de se tailler. Je hais plus que tout le reste le Jacques Brel de "ne me quitte pas". Garder un semblant de fierté, quoi, merde!
Et donc, Angie demure à mes oreilles indigne du "plus grand groupe de rock n roll du monde". Mick minaude comme le premier apprenti coiffeur venu, il en fait des tonnes, et regardez le clip, ils ont mis ces roses à la guitare pour qu'on chope mieux l'idée de "Stones en mode romantique". Navrant. Il faut laisser les bleuettes aux cueilleurs de bleuets, Angie, c'est donc LA faute de goût de la saga stonienne, que je sautais donc à chaque fois, sur la face B de l'album. D'où, chaque fois, contestation de l'ex, engueulade, dispute, envoi d'arguments plus ou moins foireux (t'y connais rien, t'as pas de culture rock, ce genre). Et généralement... pas de galipettes à suivre, en sautant Angie, je me privais de sauter, comment s'appelait elle, déjà? Oui. Bon. Aucun intérêt.
Angie, cet hymne-à-l'amour-moi-l'noeud, comme disait joliment Dutronc sur des paroles de Gainsbourg....
Bon... que ce type ait par la suite viré intégriste sous le nom de Youssouf Kekchoz n'a pas grand chose à voir ici; encore que cela ne me l'ait pas rendu plus sympathique, non plus.
L'affaire, vue de ma fenètre, est antérieure à cette conversion. De toutes les punitions que mon apprentissage pop aura endurées, la consommation de baladins modernes par petites amies interposées reste l'une des pires. Et aucun ne me fut jamais plus insupportable que ce Cat-là. Je repense notamment à ses deux chansons dans le désespérant Harold et Maude, une des comédies les plus caricaturales qu'ont nous ait pondues à la fin des sixties. Il était de bon ton de s'extasier sur cette idylle improbable entre une vieille chouette à moitié punque, et un jeune désoeuvré richissime et suicidaire, qu'un séjour de deux mois en usine en 3X8 eut suffi à remettre sur la voie du bon sens; au lieu de quoi ces deux-là se découvraient, s'aimaient "en dépit de leur différence d'âge", puis se quittaient pour de bon (c'est elle qui se suicidait, lui qui restait en vie, mordez la puissance du message, la transmission, tout ça...) en un hymne à la vie dégoulinant de bons sentiments positifs. Cat Stevens le pas encore mollah mais déjà amolli, y allait d'un ou deux refrains sirupeux que la décence m'interdit de nommer ici.
Sous prétexte que ce faiseur de soupe balançait ses niaiseries en angliche, on te le faisait passer pour authentique compagnon de route des Neil, Bob, ou Léonard, alors qu'il braconnait plutôt du côté de Gérard Lenorman, je dis ce nom au hasard, j'aurais pu tout aussi bien lâcher Yves Duteil. Elles te vous expliquaient sans rire qu'entre un duo d'authentiques surdoués de la mélodie et de l'harmonie, je veux dire Simon & Garfunkel, et ce minet sans fesses tout en z'yeux de velours et trémolo mielleux, il n'y avait de différences que dans la nuance, et qu'on était bien pour l'essentiel dans des registres similaires.
A ce tarif, Gilbert Montagné c'est VRAIMENT Stevie Wonder et le loukoum la plus subtile des friandises.
Je dis qu'il faut avoir trois kilos de purée de pois chiches dans chaque oreille pour ne pas identifier la DIFFERENCE entre une mélodie comme, mettons, Bridge over Troubled Water, et les baladounettes stevensiennes, dignes au mieux d'assurer l'ambiance au rayon charcuterie du monop de mon quartier.
Mais on me répondra que 1. D'où t'est-ce que je me permets de stigmatiser ainsi ceux z'é celles qui ne partagent pas mes (dé)gouts? 2. je n'ai aucune légitimité pour décerner bons et mauvais points, d'autant que je ne fais moi-même aucune différence entre un si bécarre et fa bémol (*). 3. sachant ce qu'on sait des gouts et couleurs, mon jugement lapidaire (le mot m'apparait bien choisi, pour le coup) sur l'auparavant nommé Steven Demetre Georgiou, ne vaut pas plus ou pas moins que ceux des thuriféraires que bouleverse à bon droit son don mélodique.
A quoi l'on pourrait ajouter que ceux-là sont bien plus nombreux que ceux qui comme moi maugréent dès qu'ils entendent ce genre de machin sans âme ni émotion, où l'interprète ne trouve rien de plus original que commencer par la la la, ce qui normalement suffirait à le démasquer sinon comme imposteur du moins comme un de ces innombrables chanteurs "à minettes" comme on disait à l'époque. Mais anglais, quoi. Et aussi, barbu comme un hérault des temps révolus où chaque gente dame avait son troubadour.
Trou ballourd, serait ici plus adapté. Je n'entends pas plus de finesse dans sa poésie chantée que de poésie dans une interview de Didier Deschamps après une défaite de l'OM par 2-0 sur sa pelouse.
En l'occurrence et si j'en crois Google, la barbe sera restée la constante chez ce bonhomme, si l'on en juge par la poursuite de sa carrière. Cela tombe bien: il m'a toujours BARBé, tant dans Lady D'Arbenville, que dans Father and sons.
Rien, je dis bien rien, de ce qu'a fait Cat Stevens ne m'a jamais intéressé. Mais ce Wild World est le pire. Il m'a toujours exaspéré, et notamment je le confesse du fait que mes copines de classe le plus souvent l'adulaient, et malheur sur moi, je n'étais pas assez roublard pour ME TAIRE. De sorte que c'est moi qui passait pour ARROGANT, avec ma prétention à pointer cette supercherie. Laquelle je sais a fait un tour du monde, et s'est vendue à des millions d'exemplaires. Soit. C'est bien le problème avec la loi du nombre. On n'a jamais raison contre elle.
C'est d'ailleurs la seule leçon positive à tirer de ce "Wild World", Monde sauvage par ailleurs aussi palpitantà découvrir qu'une traversée de la Beauce, de nuit, en vélo, sans lumière.
(*) qu'on se rassure, je sais au moins que le second n'existe pas.
Donc, après les 111 albums qui m'ont marqué, 12 chansons qui me donneraient l'envie de devenir sourd... Ce sont mes 12 travaux de recule!
Celle-là vaut vraiment le pompon. C'est un peu la queue du Mickey. Quand on la chope, on s'offre un tour gratuit. Ca doit dater de 75, à vue de nez. Ca faisait le bonheur du Grand Echiquier de Chancel qand Maurice André était malade.
Je l'ai immédiatement haï, ce type à chignon et violon, fringué babcool sur un mode imposteur, son petit gilet "façon grand-père" qui ne sortait pas du marché Malik assurément, cette touffe bien trop afro pour être naturelle. C'était une tendance du moment: prendre les codes de la contre-culture et les rendre présentables, accessibles aux mégères de moins de cinquante ans. Dans la vraie vie, on en croisait des dizaines, de ces gars très peace and love en apparence, qui se révélaient d'odieux personnages dès qu'on grattait un peu le vernis post-hippie. C'est pure mauvaise foi de ma part, pur parti-pris, je l'admets sans fard: dès que je l'ai vu j'eus la conviction que cet Angelo était un authentique "faux gentil", et d'ailleurs je ne parle pas l'italien, c'est dire à quel point mon jugement relève du simple délit de belle gueule, autant le reconnaître, et puis il y a prescription.
Au-delà de mon intuition j'en conviens discutable, quelque chose dans sa démarche artistique me semblait AUSSI respirer le mensonge, relever de l'arnaque. Cette niaiserie débitée sur fond de baroquisme à dix lires le mêtre, ce côté popounet moyen-ageux, entre new-age de carnaval et coolitude ésotérique, me donnait juste l'envie de prendre sa Demoiselle entre quat'z'yeux, lui régler son compte à l'ancienne, à coup de masses dans les rotules, qu'elle me les rende, "mon nom, mon amour, ma joie" et s'en retourne à l'usine, cette conne. Elle ne me donna quoi qu'il en soit aucune envie d'aller plus loin dans ma découverte du poête ultramontin, et je crus vite en être pour de bon débarrassé.
Sauf que j'allais commettre dans ma vie cette erreur fondamentale, je dirais fondatrice d'une existence particulièrement foirée : passer (et réussir) le concours d'entrée à l'Ecole Normale d'Instits. Là où semblait s'être retrouvé tout le fan-club. C'était même à se demander s'ils n'avaient pas inclus dans la sélection des partantes un test de connaissance approfondie de l'oeuvre branduardienne, ou branduardiste comme vous voudrez, épreuve à laquelle j'aurais échappé par quelque intervention du Diable.
Combien de fois aurai-je vu des hordes d'enfants contraints de se déhancher, affublés qu'ils étaient d'ignobles papiers crépons aux couleurs plus vives que diarrhées multicolores, au son des branduarderies que vomissait un électrophone anémique et confus, les jours de "fêtes de l'école"? Abomination qu'auraient précédée maintes séances infernales de répétitions où "la maîtresse" balançait cette purée quatre ou cinq fois dans l'heure, s'assurant en vociférant que Mustapha donnait bien la main DROIIIITE à Laura tandis qu'icelle prenait bien sa pose de princesse comme faisaient derrière elle Jessica, Latifa, Nadia, Deborah, et ARRETE DE FAIRE L'IMBECILE, Mustapha: tu es un PRINCE du MOYEN AGE! Tu sais ce que c'est, un prince du MOYEN AGE? On reprend...
Ainsi la Bruandarderie m'apparait elle un mal consubstantiel des 5 années de prison passées par moi dans des écoles maternelles, alors qu'avec un peu de chance j'aurais pu m'engager dans la Légion, ou faire braqueur de banque et tomber un matin sous les balles de l'anti gang. Le pire étant qu'on n'a qu'une vie, pas comme dans ces jeux vidéo où l'on peut apprendre de ses erreurs en recommançant l'affaire AU DEBUT.
Archétype des chansons que j'insupporte, celle-ci révèle un double effet de fabrication: côté paroles le même couplet qu'on répète quatre fois, à la paresseuse, espérant que l'auditeur inattentif ne repèrera pas la supercherie. (Ce qui est d'ailleurs, le cas le plus souvent, ils ont raison de pas se faire chier). Côté musique, c'est le coup du tunnel instrumental qui n'en finit pas, traine en longueur et se répète. Ici, on a les deux, du coup cette mignonne torture dure ses cinq minutes, alors qu'elle est déjà ignoble à 2'30".
"Qui t'as rendu bien malââ-deuuuuu". Comment supporter sans gémir pareil prurit sonore ?
Je suis venu, j'ai vu, je suis repartu... C'était hier le vernissage de cette Expo que j'attends depuis des mois, histoire de nourrir un peu ma manie. Celle de ces années 60 à 66, mes apprentissages (marcher, parler, entendre, lire, écrire, compter, et découvrir une passion, la musique, ainsi que mon incomplétude définitive: ne rien comprendre au solfège). Plus j'avance et plus Dylan incarne ce déchirement en moi. C'est dire si cette promenade le long des photographies le mettant en scène de ses tous débuts jusqu'à la "révolution électrique", me touche au plus profond. Je n'avais pas seulement de la curiosité, de l'impatience, de l'envie, de déambuler dans les couloirs de l'expo. J'avais par avance de la mélancolie, ce doux bonheur d'être triste, comme le résumait joliment un vieil ami. Ces photos en N&B mettent toujours en scène celui qui dans mon imaginaire tient la place du grand frère qui aurait remis de l'ordre et du sens dans ce début d'existence à n'y rien comprendre. Chaque photo de cette époque éveille en moi cette fixette, et lorsqu'on écoute les chansons, lorsqu'on entend les musiques, je trouve souvent qu'on oublie de se souvenir à quel point ce jeune poête était beau.
C'est probablement cela le message le plus frappant de l'Expo. Ce long couloir de gauche où s'enchaînent des portraits en situation, la plupart connus des fans, tous en noir et blanc, certains sublimes, je voulais presque tous les prendre, mais un monsieur vint fort poliment me dire "que je n'étais pas autorisé à photographier". Fort heureusement il ne m'obligea point, le cher homme, à effacer celles déjà inscrites sur la carte du Nikon.
Et donc je pus déambuler. Côté droit, se présentaient quelques évocations des influences, des racines, de Buddy Holly au Kingston Trio sans oublier le père spirituel Woody Guthrie. On y voyait quelques reliques, des photos d'albums, des sons d'époque, et puis des images d'archives du Festival de Newport, dont on murmure qu'elles pourraient bientôt paraître, (enfin) en DVD. Dieu fasse que je tienne jusque là...
Passons au sous-sol pour quelques évocations du détour de Bob par Paris, ce fameux Olympia où il exigea, avant de monter, qu'on lui présentât Françoise Hardy, tout ce qu'il voulait connaitre de la France. "Je suis allée à sa rencontre. Je me souviens juste qu'il sentait mauvais", confiait il y a quelques mois l'égérie yéyé aux enquêteurs du Monde... Ce petit passage invite à découvrir quelques "unes" de l'époque, qui se plaisaient souvent à fustiger "le beatnik milliardaire", sur fond de polémique sur le prix de son cachet. Le temps de quelques images, on croise aussi "IRL" Hughes Aufray, solide octogénaire que je juge bon de "remercier" ; mais il croit que c'est pour ses adaptations de Dylan, alors que je voulais plutôt saluer l'auteur de Santiano et Debout les Gars Réveillez-vous...
Le temps d'une séquence Ina, l'exceptionnel Albert Reisner interroge quelques vedettes d'époque. On entend Antoine, beatnik français aussi charmant que chevelu, expliquer qu'il juge Dylan un excellent poete bien qu'il porte des cheveux longs. Cette place de la tignasse dans le débat amuse aujourd'hui évidemment. L'expert du contrepied qu'est déjà Antoine à cette époque approuve toute la réserve exprimée par le Beatnik américain que chacun somme de dénoncer tout le temps la guerre au Vietnam, et qui n'y réagit que du bout des lèvres (comme il le fit toujours, contrairement aux légendes), rappelant qu'il est un artiste, et pas un politicien...
Votre vieil Onc'Resse croise aussi, sur ce chemin, un rappel à l'origine de sa passion... Ce 45 Tours dont tout est parti, dont j'ai maintes fois narré l'histoire sur des blogs aujourd'hui effacés... Mélancolie, qu'on disait?
C'est déjà le temps de sortir et de passer, c'est toujours le cas dans ces expos, par la case "marchands du temple" où l'on propose à la vente livres, dvd, cds, sur l'artiste et la pop culture en général. Hmmm , quand on a lu cinq bios, on peut toujours en tenter une sixième, histoire de voir si un épisode ne vous aurait pas échappé... Voyons alors celle-ci?
L'Expo est belle, élégante... Sans réel parti pris éditorial, peut-on regretter. Pas sûr qu'elle apprenne grand chose aux accros, aux mordus, aux fondus, aux timbrés, aux maniaques, aux obsessionnels. Mais sont-ils venus pour cela? Ou juste à la rencontre de leur vie qui s'en va?
A moins qu'ils n'emportent, en consolation, cette belle formule dylanienne cherchant à controler le temps...
"Ah mais j'étais beaucoup plus vieux, alors... Je suis bien plus jeune, à présent".
Nous interrompons, ce dimanche, le déroulé initial des 12 chansons qui m'ont pourri (et bien!) l'ambiance (*) pour trois jours consacrés à Sa Majesté Bob, dit le Zimm, dit Alias, dit Jack Frost, entre autres surnoms affectueux. Lundi, se déroulera en effet, Cité de la Musique, le vernissage de l'Expo faisant suite à celles consacrées à Hendrix, Lennon (ou plutôt ONO ET Lennon), sans oublier celle sur Brassens que j'aurai brillamment loupée!
J'y serai, gloire à mon ami Antoine qui a bien voulu glisser mon nom aux bonnes personnes, qu'il en soit bénit.
J'y serai, du moins si le service public de la Poste y met un peu du sien.
Chaque fois que sort un magazine hors-série à lui consacré, comme celui de Télérama cette semaine, et après celui du Monde il y a quelques mois (saluant les 70 automnes du poète) c'est une photo de cette période charnière, 65-66, qui est retenue. Dans le cas présent, rien que de très normal : l'expo sera pour l'essentiel et si j'ai bien compris, consacrée à cette période sixties, la plus foisonnante, la plus passionnante, celle où s'est construit "le mythe". L'homme y est c'est vrai incroyablement beau. Beatnik chic. Rock n'Rimbeaud. Jamais lunettes noires n'ont joué à ce point leur rôle. Ses Wayfarer sont indissociables de l'ensemble, où mystère, élégance et génie se confondent. C'est une période mille fois évoquée, celle, inattendue et déconcertante pour bien des témoins de l'époque, du "passage" en forme de trahison au monde électrique, marqué par cette invraisemblable trilogie (Highway 61 revisited, Bringin'it all back home, Blonde on Blonde). Toutes les biographies reviennent sur ce moment peu croyable, quand les folkeux engagés assassinèrent verbalement leur icône, parce qu'il avait délaissé la Gibson accoustique pour goûter aux joies du "folk-rock", mot consacré qu'il l'emploie dans toutes les interviews de l'époque. Dans tout gauchiste sommeille bien un intolérant qui ne demande qu'à crucifier celui qu'il adorait hier, juste parce qu'il ose suivre son propre chemin. Plus tard, d'autres du même tonneau viendraient le harceler jusque sous ses fenètres ou dans sa baignoire, parce qu'il n'était pas suffisamment virulent, à leur goût, contre la guerre au Vietnam.
C'est précisément à cette période que je découvris, moi, le bonhomme caché derrière ce nom. Le souvenir de ce qui fut immédiatement un bonheur impalpable et réel, reste donc à jamais lié au clavier d'Al Kooper, aux guitares de Mike Bloomfield, à ce son qui ne m'a jamais quitté depuis mes 8 ans. Cette période, par d'autres abominée, a constitué mon entrée dans la passion pour la musique "pop", et si j'ai pu à certaines périodes ignorer le "Dylan du moment", - quitte à y revenir ensuite, comme on refait la route de Compostelle, à pied-, je n'ai jamais dénigré délaissé, renié cette période-là. Il n'y a pas une semaine où je n'écoute Tombstone Blues, ou Positively 4th Street, ou Ballad of a Thin Man. Il n'y a pas une semaine où je ne croise, sur l'ordinateur ou dans tel bouquin, telle photo de lui datant de cette période. Toutes dégagent cette puissance incroyable. Cette présence.
Je n'ai du reste même pas besoin d'ouvrir un livre. Il me suffit de lever un instant le nez de l'ordi. Sur le mur d'en face, trois photos: Lennon, Zappa, et lui.
De tous les clichés ultra célèbres pris durant cette période, celle-ci, signée du grand Jean-Marie Périer, me semble une des plus épatantes. On la trouve bien mise en valeur dans le H.S. de Télérama. J'y apprends que l'homme masqué par son flash n'est autre que D.A. Pennebaker, l'homme qui filma le légendaire docu Don't look back, autre pierre d'angle de la saga dylanienne, si l'on veut bien me pardonner de donner ici dans le poncif. Magnifique film en N&B, dont mon employeur Virgin fut un temps l'éditeur. C'était l'époque antédiluvienne du monde en VHS, et Dieu m'est témoin qu'on en vendait pas lerche, de ce joyau! (Dans le même genre on éditait aussi le Black & White Night de Roy Orbison. C'était pareil. Un néant commercial... manquait sans doute le son hifi, l'accès direct aux plages musicales. Tout ce qu'a permis le DVD).
Dans ce Télérama, Pennebaker est interviewé par le journaliste Laurent Rigoulet, qui fut quelques années durant l'un de mes plus chers amis, et je le félicite pour cette intéressante rencontre, à distance.
Peut-être le croiserai-je demain à la Cité de la Musique... Au mieux on se serrera la main, sans échanger trois mots, comme à chaque fois (rares) que l'on s'est croisé depuis... vingt ans, maintenant? Le moment de le dire : Don't look back... Peut-être oserai-je lui glisser, qui sait : "bien, ton interview de Pennebaker, dans Télérama". Nous verrons.
Donc, après les 111 albums qui m'ont marqué, 12 chansons qui me donneraient l'envie de devenir sourd... Ce sont mes 12 travaux de recule!
L'ennui des dimanches après-midi du temps du noir et blanc. Raymond Marcillac animait (si l'on peut dire) "Télé Dimanche"...
Quand ce n'était pas Cloclo qui venait s'y agiter les grelots avec ses blacks à gros nénés, sapées comme des sapins de noel égarées au printemps, c'était Enrico tout sourire et sa guitare bonnasse, ou Sacha Distel en crooner au rabais (alors que lui aussi était un fieffé guitariste, en vrai). Le mieux qu'on pouvait espérer dans ces variétés molassonnes, c'était une Petula Clark, au mignon accent british. Jamais Gainsbourg, Jamais Ferré, Jamais Brassens. Pas d'avantage de Nougaro, de Brel, de Barbara... La télé remplissait déjà son rôle de formatage des goûts et couleurs, il fallait en tout du consensuel, sage, policé, propre. La chanson était main-stream, mais n'était que cela, et au-delà de toute raison. Etonnez-vous que les jeunes adultes aient eu bientôt l'envie de tout casser, de s'envoyer en l'air avec tout ce qui pouvait se fumer ou s'avaler en tubes, en shoot, en spray, sans oublier de s'adonner à tout un tas de galipettes à dix-douze, liberté, liberté chérie.
Rien ne me parait résumer cette époque de misère pré soixantehuitarde comme cette version française du Little Drummer Boy, chant de Noel cent mille fois repris (y compris, apprends-je ici ...par Jimi Hendrix!), ici tripatouillé par l'insupportée Nana Mouskouri.
Mouskouri. La non-Janis-Joplin.
Je ne l'aime nulle part, mais je la hais franchement dans cet Enfant au Tambour. Son pala pa pam pam me donne des envies de meutres. L'histoire est supposée poétique. C'est de l'onirisme à hauteur de paquerettes, une histoire où l'on ne comprend RIEN, qui n'a ni début ni fin, juste cette répétition fainéante, ad lib, qui me collait mes premiers boutons et la puberté n'y était pour rien.
J'y entends tout le poids d'une solitude d'enfance -pas malheureuse- mais déjà marquée, me semble-t-il, par l'anxiété de vivre, de vieillir, dans une vie dont je pressentais qu'elle ne serait jamais qu'une infernale répétition de moments. Cette chanson, je la déteste au plus profond de moi. C'est physique, et que voulez vous dire contre ça? Elle m'évoque tous les tourments à venir d'une vie à la con, avec ou sans tambour.
De surcroit, je continue de m'étonner que depuis quarante ans, Alain Afflelou n'ait jamais pris le temps de dire à Nana, que bon, au rayon lunettes, il y aurait peut-être autre chose à essayer, non?
Donc, après les 111 albums qui m'ont marqué, 12 chansons qui me donneraient l'envie de devenir sourd... Ce sont mes 12 travaux de recule!
Enfant, j'adorais les guimauves qu'on achetait pour deux sous, enroulées sur la digue de cette petite plage populaire de Luc Sur Mer où je passais le mois d'août, avec môman. On enroulait la pâte autour d'un bâton, on appelait ça "Gui-Gui", j'adorais celles à la banane, je crois, et il y avait plein d'autres parfums aux couleurs vives et joyeuses. On ne disait ni "flashy", ni "fluo"; on aurait pu...
Ces friandises avaient le goût sucré de l'insouciance estivale à pas cher, comme les glaces à l'eau dans la jolie chanson de Michel Jonasz, qui m'évoque toujours mes vacances à moi, sauf qu'il n'y avait ni frère, ni père. Restait la guimauve, qui vous collait aux dents pire qu'un contrôleur des impôts à vos basques, pour peu qu'il ait repéré votre dossier dans la pile. Mais elle avait ce parfum d'enfance.
Il en va autrement de la guimauve en musique. Elle s'apparente souvent à un authentique délit, voire au crime contre la bienséance. On ne peut couper court aux réquisitoires qu'en biaisant, sur les gouts et les couleurs qui ne se discuteraient pas. Pas plus que les coups, ou les couleuvres, d'ailleurs.
Oui, il y a bien de ces gens qui vous montrent leur coeur et vous collent sous le nez leur bonté d'âme, comme d'autres exhibent un braquemard turgescent à la sortie des églises ou des écoles primaires. Il me semble assez malsain de déballer ainsi sa gentillesse à tous les passants. Je trouve cela peu ragoutant; sale à force de propreté.
Et dans ce registre à la fois sirupeux et vicelard, aucune chanson ne saurait égaler l'épouvantable Il est libre, Max, du par ailleurs assez éphémère Hervé Christiani.
il est liiiiii / breumax'ssss. Ce gimmick atterrant.
Ce genre de guimauve-là n'est pas seulement poisseuse, entêtante, indigeste. Elle a quelque chose d'indécent, disais-je, et celle-ci précisément les bat toutes.
Je hais ces ritournelles niannian, qui prétendent vous "faire passer un message" d'espoir, bonté, fraternitude, en caressant les bons sentiments des assistantes marketing dans le sens du poil. Je crains qu'inévitablement se pointe l'une d'elles dans mon périmètre, bonne âme prompte à se pâmer, qui m'expliquera QU'ELLE a compris le sens profond, qu'elle a bien goûté toute la poésie sous-jacente, le regard lucide porté sur la vie. Qu'elle a SAISI la portée du propos, qui couillon que je suis, m'a bien sûr échappée. Ca sent son Paolo Coelho à plein nez. Mais il est inutile de chercher à sensibiliser les convaincus à tout le gluant de la chose, la niaiserie démagogogue du propos, où ne transparait en réalité ni profondeur, ni justesse, et surtout pas le moindre gramme de poésie. Ils sont convaincus. Max a tout compris et pis c'est tout.
Je ne connais rien de plus désolant à part peut-être s'avaler une intégrale d'Angelo Branduardi.
Everest de Mièvrerie. Dégoulinance de propos lénifiants. C'est un genre d'hymne new-age pour demeurés mentaux, qui me donne envie de m'inscrire à Chasse Pêche Nature et Trahisons, pour si d'aventure le fumier de Max, un coup qu'il serait parti à voler comme dans le refrain, passerait à portée de viseur, et pan. Ca, au moins, ce serait fait.
Cette profession de bonne foi annonçait l'air de rien toute l'horreur du monde éthique d'aujourd'hui. Il aurait fallu pouvoir l'entendre comme on entend les sirènes d'alerte, juste avant le début du bombardement.
Tous aux abris. Mais ce con de Max, comme on pouvait craindre, a fait bien des émules.
Donc, après les 111 albums qui m'ont marqué, 12 chansons qui me donneraient l'envie de devenir sourd...
Ce sont mes 12 travaux de recule!
La preuve en 3 minutes qu'on ne fait pas forcément de bonnes chansons à coups de nobles intentions. L'idée de réhabiliter Sacco & Venzetti, deux anarchistes injustement passés à la chaise électrique, dans les années 20, parce qu'ils étaient porteurs lors d'une arrestation d'un brouillon de tract, à partir de quoi ils furent accusés sans preuve de crimes dont ils étaient innocents, n'était pas moins impertinente que de rendre son honneur au Capitaine Dreyfus. L'est pas question ici de contester l'ambition.
De fait il y eut dans ma jeunesse un film, qui fut primé à Cannes. On peut lire par exemple ici un résumé des faits. On y trouvera en prime des extraits des interventions de Miss Joan Baez qui, toujours prompte à dénoncer l'injustice, se piqua de redorer elle aussi le blason des deux martyrs.
C'est là que ça se gâte.
Le dylanomaniaque invétéré que je suis mesure tout ce que sa passion doit à la protestatrice en chef de la planète folk. Je sais comme elle le poussa en avant, aux premières heures de sa jeune gloire, comme elle sut reconnaitre en lui le génie. Mais je ne peux lui pardonner ceci, qui m'aura auditivement harcelé des semaines, des mois durant. Pire qu'une entière manif du MLF de la belle époque? Elle. Seule. Et son bon dieu de refrain qui n'en finit pas.
Songer que ce crincrin fut signé du grand Morricone renforcerait encore ma mélancolie. Car je ne connais rien de pire au rayon lanscinant, hormis peut-être les gimmicks entêtés d'une France Gall manipulée telle le pantin par le marionnettiste Berger - jouer du piano debout, Babacar, Ella elle l'a. Tous ces pensums râbachés jusqu'à l'épuisement sur trois notes, qu'il nous faut endurer dans une vie...
De même, bon sang, que de fois l'aurai-je supporté ce slogan de quatre vers annoné sans la moindre respiration, et comme ça jusqu'à quand! Ca pourrait durer des heures! CA DURE des heures! Un peu comme pour un mantra? Non, car il n'y avait là aucune aspiration à l'élévation de l'esprit, rien qu'un effet de matraquage, qu'on nommerait ailleurs propagande. Qu'elle fût bien intentionnée n'y changeait rien au fond: c'était juste la gentillesse harceleuse dans toute sa splendeur. Loin de me sensibiliser au calvaire des deux italiens, j'avais chaque fois que j'écoutais la supposée touchante antienne, envie d'approuver un peu la peine de mort, pour peu qu'on la lui appliquât, à ELLE, en priorité.
Quarante ans plus tard, mon impatience n'a pas faibli. Mais qu'on la fasse taire, quelqu'un!
Donc, après les 111 albums qui m'ont marqué, 12 chansons qui me donneraient l'envie de devenir sourd...
Ce sont en somme mes 12 travaux de Recule.
Je ne dis pas que ce sont de plus mauvaises chansons que tant d'autres, tout aussi désespérantes. Il y aura même dans le lot quelques tubes adorés de la plupart. Je crains même qu'il n'y ait en réalité que cela. Mais ces 12 là m'insupportent vraiment. Chacune a ce petit détail qui me les rend détestables, un gimmick à gerber, une mélodie de scie égoïne, une voix à mériter des claques, un refrain à la con, quelque chose qui me aussitôt donne l'envie de tourner le bouton, si d'aventure et tout à trac elles viennent me polluer l'environnement sonore quand je me sens peinard. Tout seul peut-être... mais peinard.
Je commencerai par celle-ci. Qui me donne l'envie de préciser que je ne suis guère plus homophobe que la moitié de mes contemporains, la preuve, j'ai des disques de Bowie et Lou Reed, j'ai vu de nombreux films de Jean Marais et Jean Cocteau, et j'ai même chez moi, en disque, les deux inoubliables Charpini et Brancato dans "j'aime mieux mes moutons-on-ons" et poussez poussez l'escarpolette". En cherchant bien, ici ou là, on trouverait peut-être dans ma discothèque, un bout de Queen, un rien de Soft Cell. Et le générique d'une de mes émissions de radio fut même le Two Tribes de Frankie Goes To Hollywood, c'est dire si je n'ai pas de leçons de gay friendlytude à recevoir ici, merde.
Mais franchement, là franchement, Elton John j'ai jamais pu. Si. Deux fois, je l'ai toléré: quand il jouait le skinhead à platform boots géantes dans le film Tommy, et vous envoyait un Pinball Wizard de belle facture, poussé aux fesses par les riffs du petit gars Pete T. .
Et puis, plus par conviction lennonienne que par pur esthétisme, le duo "Whatever Gets You thru the Night", qui fit un 45Tours correct, du temps que Lennon errait loin de sa Yoko dans les brumes de la fête à tout crin. J'aurais préféré qu'il le fît avec son compère de beuverie, le trop oublié Harry Nillson. Il le fit avec Elton, et bon ça pouvait passer.
Hormis ces deux accidents de parcours, tout ce qu'a fait, fait ou fera Sir Elton de mes deux John m'horripile, me hérisse, m'agace, me patafiole (je ne sais pas ce que ça veut dire, mais le mot me va bien, là, d'un coup).
Je sais bien qu'il a pondu Your Song, assez joliment repris par le bien gentil Billy Paul. Mais franchement, s'il est un popounet british qui me les gonfle au-delà de toute raison, c'est bien ce porteur de lunettes grotesques, pianiste à mords moi le pompon, ici coincé en flagrant délit glam au-delà de toute bienséance. Son pire "standard". Ce refrain de fausset qui fait laaaaa la la la lala . Qu'il se soit trouvé des foules pour acheter ça sans broncher, me donne au bout du compte une piètre idée de la nature humaine.
De quoi s'engager pour dix piges dans la Grande Légion des Talibans, qui rêvent d'interdire toute forme de musique, et comment leur donner tort si c'est pour écouter cela?
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