04 juillet 2008

Ah, c'est tout moi, ça.

Sur Facebook, les tests à la con pullulent. On les fait parce qu'on les reçoit, souvent c'est n'importe quoi; rarement, ça tape juste.

La méthode de l'énéagramme donne on le dit des résultats assez pertinents. Ainsi ce test, fait ce matin, sur le thème "Que fuyez-vous le plus ?" Réponse, suite à mes questions:

Coeur La trahison

Mon commentaire: de fait, rien ne me détruit comme de me sentir trahi ou abandonné par quelqu'un(e) à qui j'avais témoigné de la confiance... Ca commence bien.

Votre profil dominant : Loyaliste

Profil: Vous avez avant tout besoin de sécurité et de confiance. C’est pourquoi vous avez le sens du groupe, de la vie commune, mais à condition qu’elle soit régie par des règles bien établies. Vous recherchez constamment des indices de confiance, (hélas, oui, ô combien!!) et vous vous demandez souvent si telle relation ou telle activité présente un danger. Lorsque les règles et les demandes sont claires, vous vous engagez sans concession et vous foncez. (oui) Autrement, vous restez dans l’indécision, la peur, prêt à détecter la moindre parole non tenue, que vous prendrez immédiatement pour une trahison. (parano, mais ils osent pas le dire, en somme).

Pour vous, la loi est importante, la structure essentielle. S’il vous arrive de faillir aux règles sociales et morales – y compris au code de la route –, vous éprouvez un fort sentiment de culpabilité. Vous recherchez donc la compagnie de personnes fiables, une vie familiale et professionnelle dans un cadre sécurisé.

Enfant, l’un de vos parents devait être absent, (bingo!) ou était trop rigide, (l'autre! rebingo!) et les règles d’éducation étaient parfois contradictoires (super-bingo!!), ou trop floues.

Qualité principale : la loyauté. Motivation principale : être reconnu pour votre droiture. (non; pour mes compétences, avant tout) Tendance positive : le courage. En évoluant, la peur peut laisser place au courage. Tendance négative : la peur (disons plutôt l'anxiété). Votre anxiété permanente vous porte à vivre souvent dans la crainte. Mécanismes de défense : pour vous sortir des angoisses rencontrées dans l’enfance, vous projetez sur les autres vos propres angoisses, vos fantasmes. Difficultés majeures : prendre une décision rapidement. Voir clair en vous-même. Avoir peur d’être abandonné, que les autres profitent de vous.

Interrogez-vous => Quelle difficulté se présente le plus souvent dans ma vie quotidienne ? => Comment, dans ma vie, développer ma « tendance positive » ? => Vers quel autre type aurais-je envie d’évoluer, et pourquoi ?

Vos principes relationnels : vous doutez facilement des intentions de votre entourage. Dans une relation intime, vous pourchassez les preuves de fidélité. (alors là, en revanche, pas du tout!) Vous cherchez à contrôler les rapports, tout en étant affectueux, parfois trop. Vous êtes exclusif.

Ce que les autres apprécient en vous : votre prévoyance, votre loyauté, votre sens de l’organisation.

Ce que vous devez améliorer : la confiance en soi. (50 ans que je bosse là dessus, putain!)

Comment les autres peuvent agir avec vous : ne pas jouer avec vos sentiments, éviter les surprises et l’imprévu, ne pas parler derrière votre dos. Etre franc avec vous et vous rassurer sur le bien-fondé de vos actions, sur l’authenticité de votre relation. (on ne saurait mieux résumer!)

Tout bonheur a sa doublure d'horreur

Les anglais ont ce très joli proverbe, "each dark cloud has a silver lining". Chaque nuage noir a sa doublure d'argent. C'est joli comme image. L'inverse existe aussi. A chaque étape heureuse, son contrecoup funeste.

Avec la libération de Bettancourt, on craint déjà Renaud le chanteur sortant de sa retraite pour nous en pousser une petite, en attendant le temps revenu des holocaustes toromachiques.

Avec la confirmation de Domenech, on s'imagine Lilian Thuram annonçant que finalement, il se verrait bien continuer jusqu'en 2010.

Avec la Fête nationale américaine, George Bush annonçant qu'il repique pour une troisième mandat, et que compte tenu de la gravité des circonstances, il déclare l'Etat d'urgence, comme le premier guignolo de la White House dans 24 heures (juste vers 2 heures du mat', quand ça commence à craindre un max, et que les Talibans sont aux portes de Washington).

Avec l'annonce des festivités de la Prochaine Fête de l'Huma, on se prend à craindre un Cali sur la Grande Scène, et là bon sang, ce n'est pas de la blague... et on voudrait que je me dise "de gauche"!!

Ils annoncent aussi Bashung. De tout mon coeur j'espère que l'air de la Courneuve lui fera grand bien.

Un autre Alain, Dister, signature émérite des belles années rock& folk, vient de reposer son stylo pour de bon. Un de ces types qui nous auront accompagné, guidé, parfois, dans cette découverte qui peu à peu devenait hobby, passion, virus. Ce n'est pas une bonne nouvelle. Et  j'ai beau chercher, elle n'offre aucune contrepartie délicieuse.

03 juillet 2008

Je me réjouis d'être content d'être enfin soulagé

                            Ingrid_bergman_2

Parait qu'il "faut" que je parle d'Ingrid. Même (surtout) si je n'ai RIEN à en dire?

Que voulez-vous que je vous dise? Que je suis heureux qu'elle retrouve sa famille? Que sa famille la retrouve? bah... oui. Mince d'enfonçage de portes ouvertes, quand même...

Scoop, donc! Je me réjouis moi aussi. Comme tous les blogueurs qui semblent penser que leur point de vue a quelque importance, je me fends ce midi de ma déclaration solennelle aussi plate que le premier communiqué de sous secrétariat d'état venu, pour me féliciter que six ans de calvaire aient pris fin. Sérieusement, ne souhaitant jamais le malheur des gens par principe, je suis bien content de les savoir contents. Mais ni plus ni moins que pour toute autre famille frappée par un malheur qui soudain prendrait fin. Oserai-je dire peut-être un peu moins? Dès lors qu'au départ, on le lui avait quand même sérieusement déconseillé d'y aller, dans cette foutue bordel de jungle à la con, nan?

Je suis également heureux que la foudre n'ait cette nuit tué personne, et qu'il y ait un gagnant à six numéros au 2eme tirage du Loto d'hier, pour qui une vie nouvelle vient également de commencer.

En vrai, j'ai honte, mais j'avoue m'être toujours contrefichu de la dimension "politique" de cette histoire, du symbole qu'incarnerait cette personne; à peu près autant que des résultats de Créteil en National. Je sais. C'est mal. Je n'ai jamais mis sur mon blog la moindre bannière influenceurs pour réclamer sa libération. Pas plus que je n'avais défilé en rollers pour Florence, ou assisté à aucune merguez party en soutien à Georges Malbrunot.

De nombreux français croupissent dans des geôles indonésiennes ou thailandaises, ou autres, turques, mettons, dans l'indifférence totale de leurs concitoyens. Dommage pour eux, les médias n'ont pas souhaité mettre leur calvaire en évidence. Ils restent donc enfermés, parfois à vie, parfois à l'issue de parodies de procès, dans des conditions indignes quelles qu'aient été leurs fautes. Il serait intéressant d'identifier le ressort décidant que telle histoire humaine deviendra cause nationale avec compassion et solidarité unanime attendues; et que telles autres ne nous arracheront pas le moindre soupir d'attention. En général, la qualité de journaliste du malheureux ne peut pas nuire à la mise en avant de sa condition. Dans le cas d'Ingrid, (encore une qu'on va ramener à son seul prénom, comme vous savez qui, et rien que ça...), c'est autre chose. Quoi?

C'est aux familles de ceux que tout le monde ignore qu'il faudrait en réalité penser, ce soir, lorsque sera venu le moment de l'inévitable rassemblement spontané de toutes les bonnes âmes "sur le parvis des droits de l'homme", où chacun viendra probablement vêtu de blanc, avec bougies et ballons, et musiques et flonsflons. Où se retrouveront à n'en pas douter une noria de politiques toutes tendances confondues, (jack lang, ségolène royal, roselyne bachelot, marielle de sarnez, bernard kouchner) qui se réjouiront à voix haute et sourires satisfaits de cette merveilleuse nouvelle à laquelle ils n'auront en rien contribué, tout le mérite semblant en cette affaire revenir aux Jack Bauer colombiens.

Ensuite, tournée des plateaux radios et télés. Le livre. Un dimanche chez Drucker. L'adaptation au ciné avec, mettons, Mathilde Seigner suprenante et bouleversante dans le rôle, grande favorite pour les Césars 2011, Oscar en sus si affinités. Je vous laisse volontiers tout le package. On me dira que je suis cynique. Désabusé, seulement.

Sinon, "une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule"... L'Equipe.fr m'apporte celle-ci, annoncée dès ce matin, mais c'est toujours bon d'avoir confirmation qu'on ne s'est pas pour une fois trompé. Le visage souriant de l'intéressé confirme qu'il s'agit d'une méga bonne nouvelle...

                                Domenech

Reste ici, Raymond Z'et merveilles!

Tout à l'heure, la Fédé de football annoncera qu'elle maintient Domenech à son poste de sélectionneur. Comment je l'sais? Tout le monde le sait. Pleins de raisons l'attestent.

Nous sommes en France. Pays où mieux vaut avoir des appuis politiques qu'un palmarès. Philippe Piat, indéboulonnable patron du syndicat des joueurs depuis quarante ans, a par exemple jugé qu'il fallait garder Raymond. Piat n'a jamais rien gagné dans le football, sinon sa reconversion. Domenech non plus (si, un titre de champion de France de Division 2). Ca crée des liens.

Cela dit, il a désormais et aussi le soutien de Platini, qui pèsera lourd dans la balance. Là, j'avoue que je comprends moins. Mais comme la parole de Platoche a valeur d'Evangile, s'il restait le moindre doute, cette position là suffisait à le lever...

Guy Roux, à qui l'aspect financier des choses ne demeure jamais longtemps étranger, soulignait de son côté que l'homme au cheveux de lin et sourcils de ténèbre a ce contrat lui permettant en cas de sortie prématurée de partir avec "8 millions de francs" d'indemnités; au passage à l'euro près, voici une assez belle cagnotte, dont on s'appliquera peut-on penser à faire l'économie.

... Au grand dam, peut-être, du futur jeune marié soi-même, à la place duquel je me mets un instant. Plus d'un million d'euros pour être viré d'un job où on ne cesse d'en prendre plein la poire? Plantons l'affaire contre les ritals, et faites tomber la monnaie... Chérie, je t'épouse et on s'casse aux Seychelles! Je suis mauvaise langue.

Les champions du monde de 98 (Lizarazu, Dugarry, Zidane, Leboeuf) ont tous fait un lobbying appuyé pour leur ami Deschamps. Mais c'est peu dire qu'ils y sont allés sans excès de finesse, et que les vieux renards qui tiennent le bouzin depuis quarante ans vont se faire un plaisir de leur apprendre les vertus de la patience. N'est pas Platini (on y revient) qui veut. Deschamps pourra songer avec nostalgie à ses années italiennes. Là bas, un type qui perd avec autant de classe que Domenech, on ne le retient pas. Mais là bas, c'est là bas.

Lu dans le Parisien une analyse divergente et intéressante de Vikash Dhorasoo, qui est tout sauf allié de Domenech, mais qui use d'un argument pertinent pour défendre l'Indéfendable: "il y a eu de grands perdants dans l'histoire du sport français, et il ne faut pas tout jeter à la poubelle parce qu'on ne gagne pas. On n'a pas l'exclusivité de la victoire. Il faut savoir l'accepter".

Certes Vikash. Encore faudrait il y mettre un peu la manière, non?

La parole à mon kiné, grand spécialiste. Il note que depuis dix ans, on privilégie en France la formation des grands gabarits physiques (d'où la présence majoritaire de blacks costauds) en ignorant les joueurs techniques, à l'exact inverse de ce que font (par exemple) les Espagnols. Rares sont les petits joueurs qui parviennent à sortir du moule (Valbuena, Ribeiry). Domenech est un grand artisan de cette politique du "foot physique d'abord". Tous les jeunes qui vont éclore ces prochaines années des écoles de formation sont bâtis sur le modèle de ceux qui trustent déjà les places actuellement. Il y a donc communion de pensée "au plus haut niveau", entre la FFF et Domenech et nous voilà donc repartis pour 2 ans.

Enfin je lisais dans l'Equipe le propos magnifique d'un joueur soutenant Domenech, et évoquant la Coupe du Monde en Afrique du Sud comme si 1. On était déjà qualifiés. 2. Sa place "à lui" y était évidemment déjà réservée. Il précisait aussi que "pour tous les joueurs issus du continent africain, ce sera évidemment spécial d'aller là bas", et voilà au moins un dossier sur lequel la discrimination aura régressé (ou pas, tout dépendant du point de vue adopté).

Bref, on est en France, pays où le sport number one demeure la lutte des places, avec cette simple règle du jeu: Quand on a la sienne, on la garde, sauf pour en piquer une meilleure. Et quand tout est fini, on recommence...

02 juillet 2008

Soyons clairs, nets, et précis

Presque chaque fois que j'aborde le sujet "Royal" ici, surviennent deux ou trois agacés pour suggérer qu'à son sujet j'ai assez nettement tendance à dire n'importe quoi.

Pour qu'aucun doute ne soit plus permis, je vais préciser le fond de ma pensée. Je la crois tout à la fois:

arrogante, hypocrite, incapable, autoritariste, fielleuse, inculte, sans discernement, mégalomane, arriviste, dangereuse, fourbe, étudiée, inauthentique, opportuniste, calculatrice, brouillonne, démagogue, flagorneuse, manipulatrice, totalitariste et je le crains sans grand sens moral.

Je crois, et j'espère, qu'aucun de ces mots ne relève de l'injure ou de l'insulte. Ce n'est pas mon propos. Mis tous ensemble, je conçois qu'ils brossent un portrait sans nuance. C'est ainsi que je perçois le modèle: dénuée de la moindre des qualités où se forge un homme d'Etat (quel que soit son sexe). En revanche, on peut dans de tels métaux forger de redoutables politiques, elle en est même l'illustration. Si vous ne voyez pas la différence entre les deux, repassez vous le florilège ci dessous, vous comprendrez peut etre de quoi t'est-ce que je cause? A noter que le monsieur barbu, qui évoque une parodie de procédure, est le 1er vice président de région... membre du PS et non de l'UMP... Une bonne partie du sel ne vient-il pas de là?

Et puis, histoire de se régaler un peu...
Mon best of à ouame. Vertigineux.

Il y avait aussi, j'allais dire "surtout", cette superbe séquence dite "une femme sur trois", expliquant qu'une femme sur trois en France mourait sous les coups de son conjoint, soit 10 millions de personnes à termes condamnées à mort... Au lieu de 1 tous les 3 jours. Curieusement, cette vidéo savoureuse par le ton sentencieux qu'on y déployait, est désormais censurée sur Dailymotion. Etonnant, non?

01 juillet 2008

Les barbouzes sont des cons

Pour la troisième fois, Madame Royal fut ce week-end cambriolée, et naturellement, on  songe d'abord à lui témoigner solidarité et sympathie.

C'est effectivement très anti-démocratique, ce type de déstabilisation. Et l'on conçoit qu'elle fonce devant les caméras pour dénoncer haut et fort la manoeuvre tordue d'une "officine", la manip de mystérieux "barbouzes", rappellant aux plus anciens les pires heures du gaullofascisme.

Si j'avais été barbouze moi-même, il me semble que j'aurais néanmoins choisi un autre moment pour déstabiliser ma cible.

A bien y regarder, pouvait-on même choisir pire calendrier? Pile poil, le jour où l'ex-candidate lançait son offensive contre tous ses concurrents dans la course au poste de premier secrétaire du PS? N'était-ce pas lui permettre d'exploiter là, et deux fois plutôt qu'une, l'avantage du terrain médiatique?

... En lui offrant de surcroit sur un plateau le rôle inespéré de "victime"?... De "mère victime", même! tant il fut souligné partout que les bijoux d'une de ses filles avaient été étalés sur le lit par les malfaisants? Salauds de barbouzes... qui ne respectent même pas une mère et ses enfants...  Et puis un cambriolage... ça ne ressemble pas à un viol, quelque part? Cette symbolique du bijou d'une jeune fille, qu'on étale sur un lit? Tu veux un dessin, ou je te renvoie chez Tonton Freud? Tout cela n'évoque-t-il pas à la perfection cette violence du sarkozysme que madame Royal s'applique à dénoncer partout, tout le temps?  Ce cambriolage, n'était-ce pas lui offrir la plus belle confirmation qu'elle est, oui, superbement légitime dans sa posture d'adversaire autodésignée du pouvoir? Et à ce titre violentée elle-même, fût-ce symboliquement?

Jouant à merveille sa partition de "femme de tête" à qui il en faut plus, elle put ainsi montrer aux caméras son courage, sa détermination, sa volonté, son refus de céder à l'intimidation. Enfin, ce fric-frac un rien foireux la distinguait heureusement de tous les Bertrand, Martine, Laurent, Vincent, Marylise, Arnaud: ce n'est pas à eux qu'on s'en prendrait avec d'aussi sordides manoeuvres, allez. Cela, le pouvoir le réserve à ses "vrais" ennemis, à ceux qui le dérangent "pour de bon".

En somme, si j'avais été barbouze il me semble que l'idée d'un tel cambriolage me serait assez vite apparue un idée à la con; et que je l'aurais même identifiée comme pain bénit pour celleà qui je prétendais nuire. Dans les vieux mots croisés, régal, en 5 lettres? NANAN.

De là à penser que??? Ah! ne me faites pas dire ce que je ne dis pas...

30 juin 2008

Blind Test, Eté 08, Deuxième couplet, here we go!

Mesdames, Messieurs, les autres aussi. Blind Test is back.

Voici le deuxième des dix rendez-vous de l'été. Quelques rappels:

Indice21. NE DONNEZ PAS LES REPONSES DANS VOS COMMENTAIRES.

2. LA REGLE DU JEU, les principes de points et bonus, sont consultables ici.

3. A chaque série, je mets un indice photo (ci-contre), qui vient en aide pour l'une des 8 questions (jamais pour la spécial N°9, ni pour la hors sujet).

4. Cliquez ici pour Téléchargement reponses_blind_test_resse.xls (excel 2003)

N'envoyez vos réponses qu'à la fin du jeu, soit à partir du 20 septembre et au plus tard le 30 septembre à minuit (le cachet outlook faisant foi) à resse-btest@live.fr

Je vous donnerai en tant voulu les consignes pour bien remplir le bulletin.

C'est REparti, petits bolides, démarrons avec 4 questions dites faciles.

Question 2-1 : Catégorie Guitare, Niveau Relax… (Valeur 1 point)

De quel film ce morceau de guitare est-il tiré ?

Question 2-2 : Catégorie Vocaliste, Niveau Relax… (Valeur 1 point)

Guitariste... chanteur d'exception... compositeur inspiré... C'est qui?

Question 2-3 : Catégorie Groupe, Niveau Relax… (Valeur 1 point)

Je ne suis vraiment pas chien ! Quel est le nom de ce groupe ??

Question 2-4 : Catégorie Reprise, Niveau Relax… (Valeur 1 point)

Quel classique est ici recyclé façon « gros rock à gros son » ??

Fin des questions (vraiment) faciles.

                                                                       oOo

Le moment de la QUESTION HORS SUJET 2: Vaut chaque fois 10 points, hommage à l'éclectisme.

Dans quel film entendait-on ce scat réjouissant?

                                                                       oOo

Passons à du plus ardu.

Question 2-5: Catégorie Guitare, Niveau Pointu… (Valeur 4 points)

Qui sort ici la grosse, grosse gratte, à la gloire de Johnny Rotten ? Avec un son ma fois juvénile et très reconnaissable...

Question 2-6 : Catégorie Vocaliste, Niveau Pointu… (Valeur 4 points)

Entre rap, rock, blues, qui est ce tonitruant agitateur des temps présents?

Question 2-7 : Catégorie Groupe, Niveau Pointu… (Valeur 4 points)

Nom de ce gang, que j'adore... Le premier qui me dit "c'est pas du rock", peut aller se faire fumer. Les suivants également.

Question 2-8 : Catégorie Reprise, Niveau Pointu… (Valeur 4 points)

Etrange reprise d'un classique des sixties, signé d'un groupe dont j'ignorais l'existence voici encore un mois, et franchement je vivais très bien sans. Mais je vous demande quand même son nom... (pas celui du morceau, trop facile).

Pour finir, la QUESTION 2-9, LA SPECIALE DU CHEF: Puisqu'ici j'ai tous les droits, rappelons que la spéciale rapporte toujours 20 points.

Ceci est le début d’un album en public resté dans les mémoires. Quels étaient les noms de l'album ET celui du groupe ?…(il faut les 2 noms pour marquer les 20 points)

Voilà, chers petits amis. C'est déjà fini pour cette deuxième série. Rendez-vous

le Jeudi 10 juillet, 8 heures, pour le 3ème des 10 épisodes...

Rappel, vous pouvez rejoindre le groupe "Blind Test" sur Facebook

Rappel 2: suis toujours à la recherche de sponsors, en dehors des cotons tiges lotus et des sonotones audiovieux, pour récompenser au bout du compte les plus méritantantes.

29 juin 2008

Avec tout ça j'ai raté la gaypride...

... Qui d'ailleurs s'appelle désormais "marche des fiertés", et le franglais y perd ce qu'y gagne la diversité: il n'y a plus désormais une mais des raisons de marcher fièrement chaque dernier samedi de juin. On pourrait évidemment estimer que si tout le monde a sa petite raison d'être fier, il ne sert plus à rien de vouloir l'affirmer. C'est pêcher par excès de rationalisation; d'autant qu'existe au moins une VRAIE raison de ne pas être fier du tout.

DrapeaunbJe voudrais alors participer, au moins une fois, à "la marche des hontes", où défileraient toutes celles et tous ceux qu'une sexualité morne et sans attrait, désespérément hétérosexuelle et soumise au diktat passéiste de la stricte position du missionnaire, rendraient piteux et sots au point d'en exciper, devant les masses de ricanants alternatifs. On se tiendrait sur le chemin de la manif, pour assister goguenards au triste défilé. On y accablerait les plus laids, les plus austères, de quolibets grinçants. Les défilants honteux, têtes basses, iraient vêtus de gris et de marrons fadasses. Sur le chemin on nous lancerait capotes, poppers, sextoys idiots en forme de jouets d'enfants pour le bain, strings et abonnements à des revues libertines, manière de nous apprendre un peu la vie. Nous n'en aurions cure. Dans un silence de plomb, notre pénible et lancinant convoi de chars moroses relierait nation à république; le parti socialiste n'y enverrait aucun éléphant; aucune télé ne daignerait filmer les participants revêches au fil du pénible trajet.

On me dira qu'un tel défilé existe depuis des décennies, qui renvoie vers la Pentecôte, les catholiques les plus traditionnalistes jusqu'à la Cathédrale de Chartres. Un tel raccourci relève de l'amalgame. On peut j'espère aspirer à une sexualité morne et sans attraits dans un parfait respect des règles de laïcité, dont les tenants sont souvent, eux-mêmes, mornes et sans attraits, costumes de velours avachis, pipes d'écume et barbes grises d'instituteurs jules ferryens, et allez donc à un congrès de la Libre Pensée, vous serez saisis par l'audace des looks.

D'autres estiment que l'hétéropride a lieu chaque année sur les Champs-Zé au matin du 14 juillet, avec chars d'assauts, rangers clinquantes et Marseillaise à fond la caisse. Une telle assertion est multiplement crétine, émanant de liberés eux mêmes (homos, gays, bis, trans, et assimilés). Car elle tendrait à dénier qu'on pût être à la fois général de brigade et adepte de "la jaquette flottante" comme on disait jadis. Or le temps n'est plus, où un Maréchal Lyautey devait taire ses préférences. Clémenceau avait à sa mort dit de lui, "il avait des couilles au cul, même si le plus souvent ce n'étaient pas les siennes". Aujourd'hui, plus héros que jamais, on l'inviterait chez Ruquier, on l'applaudirait chez Fogiel. Qui sera le Lyautey d'aujourd'hui?? Et puis! cette assimilation hative militaire/hétéro fait de surcroît l'impasse sur le rôle éminemment érotique qu'on accorde ici et là au prestige des uniformes, légionnaire, parachutiste, y compris dans des revues qu'il m'arrive de feuilleter, histoire "d'en finir avec l'homophobie par une politique de prévention musclée" (lu ce dimanche dans la presse).

Reste que ce monde tant attendu où l'hétéro aura droit à "sa journée dans l'année" n'est pas encore arrivé. Raison de plus pour accélérer ce qui doit l'être. Un lecteur ami m'envoie cette info : s'est tenu à Lyon, le 12 juin dernier, une conférence animée par Brigitte Rollet et intitulée : Quelle-s alternative-s à l’hétérosexualité dans le cinéma français ?

La pertinence d'une telle question n'échappe à personne, en tous pas à moi. L'intitulé lui-même laisse en revanche à désirer, vu qu'en toutes choses il peut, en bon français, y avoir "plusieurs solutions"; mais jamais plus qu'UNE alternative (comme dans l'expression c'est l'un OU l'autre).

J'avais cru comprendre que tout bon film français devait inclure dans le scénar son personnage gay permettant de coller aux exigences de l'air du temps. J'espère que le moment venu, lorsque "les alternatives" à l'hétérosexualité auront triomphé dans le 7ème art hexagonal, on laissera dans les histoires modernes une plaçounette à l'hétéro de service. Ce sera une façon d'assurer une fin de vie digne à quelques Jean-Marie Bigard que le temps n'aura pas encore éradiqués.

28 juin 2008

Le silence qui suit du Springsteen, c'est encore du Springsteen...

La Courneuve, Hippodrome de Vincennes, Bercy, Stade de France, Palais des Congrès... Et donc, ce coup-ci, Parc des Princes. Mais il y a longtemps que j'ai renoncé à commenter. Il m'est arrivé d'affirmer que j'en étais à 11. En fait, tout bien recompté, C'était la 9ème si jeune ma buse. De bonne foi, je promets, faut toujours que j'exagère.

Y avait ma fille. Des potes. (du beau linge, dont certains connus par ici) Et du monde autour. Sur scène toute la clique, sauf Danny Federici, excusé pour cause de mort.

Si je le sais bien, -tu parles- que ça vous a ce côté blaireau, qui s'en va voir johnny, en famille, avec marmaille et vieux copains!!

Au moins une chose qu'il ne me dérange pas trop d'assumer, au bout du compte. A l'abri du regard "des autres", il y a ces plaisirs qu'on peut s'autoriser pour ce qu'ils sont. Les apprécier sans arrière pensée aucune. Ces rendez-vous là, dirons-nous, en font partie.

Instants présents qui valent le coup d'être vécus comme tels. Soirées particulières qui continuent la nuit, longtemps après, quand la tête bourdonne. Prove it all night...

Mise à jour dimanche: à lire l'excellent papier paru dans le Monde sur ce concert.

27 juin 2008

En live !

ven. 27.06.2008 21:29 27062008229
ven. 27.06.2008 21:29

Une pensée pour vous...

Et en bonus, ajouté Samedi matin, la set list officielle.

June 27, 2008
Paris, France
Parc des Princes


Adam Raised A Cain { lyrics }
Radio Nowhere { lyrics }
No Surrender { lyrics }
The Promised Land { lyrics }
Spirit In The Night { lyrics }
Rendezvous { lyrics } (extrait des"Tracks",  compile d'inédits qu'on n'a guère eu le temps d'approfondir)
Candy's Room { lyrics }
Atlantic City { lyrics }
Janey Don't You Lose Heart { lyrics }
Darlington County { lyrics }
Because The Night { lyrics } avec un solo absolument vertigineux de Lofgren, à couper le souffler...
She's The One { lyrics }
Livin' In The Future { lyrics }
Mary's Place { lyrics }
Fire { lyrics }
For You { lyrics }
The River { lyrics }
The Rising { lyrics }
Last To Die { lyrics }
Long Walk Home { lyrics }
Badlands { lyrics }
Out In The Street { lyrics }

Girls In Their Summer Clothes { lyrics }
Tenth Avenue Freeze-Out { lyrics }
Born To Run { lyrics }
Bobby Jean { lyrics }
Dancing In The Dark { lyrics }
American Land { lyrics }

26 juin 2008

Patron, Je n'aime pas les choux de Bruxelles.

Eh bien, oui, quoi. De quoi veux tu que je te cause, l'ami de passage? La seule autre info du jour, c'est que ce soir j'irai au Parc des Princes. Rien de mieux à dire, d'autant que dans le registre colère... s'il s'agit d'en ajouter une louche dans le débat "retour de l'ORTF", les clients ne manquent pas.

Et dans le tempo joyeux, j'ai eu hier au téléphone mon ami "Raymond". Entendre son bonheur suffisait au mien... Le reste appartient aux registres privés.

Ah oui, j'en suis ici à la 996ème note publiée sur ce blog, sans parler de celles éditées sur les 2 blogs précédents... Irais-je jusqu'à 1000, s'il n'y avait le blind test? J'avoue que l'été un rien redouté arrive peut etre à point nommé. Jouer un moment les filles de l'air. Désolé pour les accros, mais quand on a rien dire, pas vrai, mieux vaut fermer un peu sa gueule...

Donc... Pour quelques jours, au moins, sauf inspiration soudaine, place aux clips, un peu de musique... Vingt ans, déjà...

Et puis aussi...
Et une troisième, pour la bonne mesure...
Captée, comme ça dans la rue, si c'est pas de la magie...

Ete zarbi. Vetements d'été.

C'est bien un mot de vieux, qui eut son heure de gloire, jadis comme mot de jeune, et voilà comme tout passe, et lasse, et casse. Je me sens zarbi. Eloigné de toutes les affres du réel. Springsteen, demain? J'ai du mal à le croire, mais l'étincelle n'est pas encore allumée... Va comprendre. C'est un drôle d'été qui commence. Dans deux semaines je serai à Boston, et c'est comme si c'était dans 10 ans.

Un été zarbi. Enfin. Le patron avait tout de même quelque chose pour moi... Il a réponse à tout, faut dire.

PS: mon ami Benoit, grand passionné du Boss, lui aussi, pense que ce morceau était un "hors sujet" dans le dernier album; je trouve que c'est le meilleur titre du disque. Je ne sais pas si la version entendue en décembre l'a fait changer d'avis (hommage à la pop sixties spectorienne, et aua temps qui passe, bien sur), ou bien ce clip...

En tous cas, c'est impec pour ce jeudi zarbi. Une sorte de récréation.

25 juin 2008

Trop de bonnes nouvelles tuent les bonnes nouvelles

Arrive bientôt juillet. Les derniers jours de juin annoncent Springsteen, vendredi au Parc des Princes et l'air de rien, ça consolera de bien des soucis. Ensuite, épreuve de compta trimestrielle... vous savez, ce golgotha paperassier qui à dates fixes vous fait regretter d'avoir monté votre petite activité, quand vous eussiez pu vous vautrer insolemment dans le chômage et l'assistanat, grasses matinées en sus, avant de trouver un emploi sans avenir ni progression, aussi réjouissant qu'un final chez Houellebecq, comprenne qui pourra, mais ce n'eut pas été pire, tout bien pesé...

Heureusement, on a ses consolations. J'apprends que Grand Mort Salade sera prochainement fait Chevalier des Arts & Lettres par le ministre de la culture. Madame Albanel. Son nom m'évoque de plus en plus une marque d'emballages sulfurisés pour conserver les restes au frais. Ou de papiers parfumés, comme on voudra.

Ici et là, on me confie que le temps arrive d'éteindre les ordis; en somme les liens se relâchent, puisque voilà l'été. Les premiers départs vous ont des airs d'adieux. En sourdine, déjà se profile "la" question: j'en fais quoi, de mon blog, en juillet et août? Je veux dire, en dehors du Blind Test? Je ratiocine sans moufter, et vienne qui voudra? Je ferme le truc, et vous laisse juste découvrir les 9 questionnaires musicaux? Je fais un bestof, avec republication des meilleures notes, façon France2 fourguant ses fonds de tiroirs? Je n'ai guère envie de commenter live mon prochain voyage. Que faire, en somme. Cette histoire de tuyaux, encore et toujours, me chanstique la carburation.

Mercredi prochain, à Paris Blogue t il, il se murmure que je vais pousser la chansonnette exp'resse, j'ai pensé aux Copains d'Abord pour une approche bluesy laid back, parce qu'il faut que ce soit du français. Après Higelin... Je pourrais tester Ferré, ou Fersen, ou Bashung. Bien leur pêter le moral, aux blogueurs parigots. Ou Dutronc père? Boby Lapointe? Patachou? Charles Trénêt? Michel Delpech? Jean Roger Caussimon (cher à Mon Vinvin, qui s'obstine à l'appeler Jean-René)? Ou Béranger? Ah... Béranger... Celui-là, je pourrais vous en dire durant des kilometres...

Bon... Si tu respires plus, chante, Resse, parait que ça te va bien.

Voisin qui dine à 22 h 30

Réagissant à la note où je souhaitais l'enfer à mes fâcheux de voisins, pour qui fête de la musique rime forcément avec irrespect des connards qui les entourent (et rassurons-nous, la fête continue aussi les jours suivants, avec barbecue pavlovien chaque soir que Dieu oublie d'abattre des trombes salutaires sur Paris et sa banlieue), un navrant de passage signe d'un pseudo platement provocateur "voisin qui dine à 22h30"; et m'accable d'un commentaire du même niveau, qui me renverrait en substance à l'aigreur de mon âge vieillissant, cause de mon amertume. Je traduis; c'était évidemment dit avec moins d'élégance.

Que répondre à cet affligeant, convaincu que "jeunesse" EST une qualité "en soi", une "supériorité de fait" qui ouvrirait au monde quand l'âge vous en éloigne, et là encore, je conceptualise à sa place une idée qui probablement ne maturera jamais vraiment dans les replis de son cerveau limbique. Que lui dire d'accessible? qu'il devrait réfléchir un peu aux limites de la querelle des anciens et des modernes? Ou à tout le moins, écouter une fois, non dix, que le sens des paroles lui parvienne jusqu'au disque dur, cette chanson de Brassens intitulée "boulevard du temps qui passe", où tout est dit en trois minutes, à quiconque croirait sérieusement que nuit et rue appartiennent "aux jeunes générations" au motif qu'elles seraient porteuses d'on ne sait trop quelles consubstantielles vertus.

Cher virtuel voisin, vous pouvez bien bouffer à l'heure que vous voulez mais pas sous la fenetre de ma chambre si ça ne vous dérange pas; et m'épargnez s'il est de bon droit la fatuité de vos rires, l'indigence de vos conversations, et la fréquentation insane de vos piteux semblables. Soyez certain qu'il me suffit d'entendre tout ce que vous écoutez, de zapper sur les films qui vous font rêver, de feuilleter les livres que vous n'avez pas lu, pour remercier le seigneur et le hasard de n'avoir jamais du grandir avec des jeunes de votre qualité.

Brassens encore lui, se fendit un jour de deux alexandrins qui sont au fil des ans devenus ma ligne de conduite. Il est regrettable que tous les crétins des villes (bien pis que ceux des Alpes, à n'en pas douter) n'en fassent point de même, mais sans doute pareille éthique est-elle incompatible avec la qualité de crétin...

"Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro saint / Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins".

Faute de leur avoir soufflé ceci à l'oreille, ne reste alors qu'à se tourner vers Dieu, le Diable, ou Nikos Aliagas, pour se désoler, avec Brassens toujours...

"que la vie serait belle en toutes circonstances, si vous n'aviez tiré du néant ces jobards, preuve peut-être bien de votre inexistance..."

24 juin 2008

2 juillet: pour que ça Blog n' Roll

Qu'on se le dise, mercredi 2 juillet, nouveau Paris Blogue-t-il. On peut s'inscrire: .

Ce sera Rock. L'excellent Dubuc assure la programmation, deux groupes viendront nous chauffer les oreilles. Le même présentera son site dédié à la passion musicale, The Rythm. Votre serviteur donnera quelques indices sur le blind Test. Pierre Vallet, grand Mamamouchi de l'opération, me presse de venir chanter une 'tite chanson...et il n'est pas impossible que je relève le défi, en père peinard, avec l'aide de mon pote Le Tantinet, as de la Fender dans les années 20.

Seesmic.com sera aussi partenaire de l'opé. Seesmic, pour qui l'ignore encore, c'est l'appli de conversation en vidéos lancée par mes seigneurs Loïc Le Meur et Cyrille Vinvin, désormais expats à San Francisco (si vous allez à San Francisco, vous y verrez des gens que je j'aime bien, pas des hippies, mais mon pote Vinvin, la chere Marion, et leurs deux bambins, ah que la la la)...

Chez Seesmic, les blogueurs sont invités à pousser "la" chansonnette qui saurait le mieux décrire leur blog. Dubuc ici vous explique tout. Pas si facile, ce challenge. Je l'ai tenté. A voix basse, parce qu'il était tard et que ma 'tite famille supporte suffisamment mes frasques pour que je ne leur impose pas de surcroît des réveils intempestifs à coups de brailleries ineptes. A voix basse, donc fausse, durant les 3/4 de l'exercice, ceci pour mémoire, fut enregistré avant le grand chambardement du tuyau dans ta face et dors si tu peux. On savait rire, en c'temps là.

N'empêche, entre mes états d'âme à la mords moi le clavier, mes ratiocinations dont la planète entière se contrefiche, et la célébration nostalgique de mes belles années poprock, ce blog, évidemment, est, reste, et restera un gigantesque... boxon.

PS: pour ceux qui sont inscrits chez Seesmic, et disposent (c'est bien le moins) d'une webcam, ils peuvent répondre EN DIRECT et EN VIDEO sur le player lui-même. Et les réponses sont lisibles en cliquant dessus. Ils sont forts, nos local kids in America.

D'ailleurs à la rentrée, je ferai peut etre un blind test hebdo via seesmic, ça pourrait le faire.

Histoire d'en (sou)rire un peu quand même.

Soudain mes goûts changent...

Film préféré: Mask;

Groupe Musical: AIR, (sinon Peter & The Test Tube Babies).

Album "rock": Oxygène par Jean Michel Jarre

Musicien: Keith Jarrett (de Respirer)

BD: Le concombre masqué; Pif.

Personnage littéraire: Cyrano (ça, au moins, ça ne change pas)

Message personnel: Et si dans la 5ème à Auteuil vous avez un tuyau...

23 juin 2008

Par le nez, par la bouche, par les deux?

C'est vrai que j'ai un tort, avec ce blog. Le mélange entre commentaires sur l'actualité et évocation de ma sphère personnelle peut en constituer un attrait. Mais l'exercice contient sa propre limite. Plusieurs amis me disent souvent que je vais trop loin, parfois, dans l'expression du "personnel". Que ça pourrait me mettre "en danger".

Il m'est arrivé de me demander s'ils n'avaient pas raison.

Cette histoire de machine à respirer vient un peu foutre le bordel dans ma perception du réel, et montre aussi la limite de l'exercice à se mettre ainsi en évidence. Pour certains, montrer sa faiblesse sera perçu comme une force, une sorte de "courage". C'est aussi, et surtout, l'aveu d'une faiblesse, réelle, et supplémentaire. Et pour tout dire, il ne fait jamais bon dans ce monde, avouer trop précisément ses failles.

Je m'en rends un peu compte en cet instant, masque sur le pif, à tenter de trouver le bon moyen pour "respirer". Je crois que je vais devoir me concentrer là-dessus. Hormis, le blind test qui continue évidemment, Retour au primordial: apprendre à respirer. A mon âge, il serait temps.

On a les rêves qu'on peut

Un jour sans "leur" musique
un jour sans voisins
un jour sans blabla
un jour sans rien
un jour sans paroles
un jour sans fausse promesse
un jour sans radio ni info
un jour sans foot
un jour, s'en foutre
un jour, partir
un jour, ne pas revenir
un jour, ne pas en revenir,
un jour, briser le mur de gauche, et celui de droite,
un jour, faire exploser le mur d'en face aussi
un jour, une batte de baseball
un jour, pour se la jouer joe pesci.
un jour c'est tout pour aujourd'hui.

on ne gagne pas tous les jours au casino.

22 juin 2008

Prix de consolation? La consolation n'a pas de prix.

Si j'avais un blog où je pouvais tout dire, sans crainte d'être jugé, jaugé, dévisagé, mésestimé, soupesé, admonesté par ceux qui trouveraient que j'exagère, et qu'à trop donner dans l'intime, je sombre dans la pleurnichouille et l'exhibe, je vous dirai bien mon envie présente de consolation.

Je crois que ça m'a toujours manqué, cela. Et cela manque de même à bien des gens, ce qui pourrait indiquer une des raisons de l'inhumanité de ce monde. Du coup ils se bâtissent un raison de vivre sans, les gens. Ils vous disent qu'il faut être dûr dans la vie, puisque la vie elle-même est dure, et dure. Qu'il faut se matelasser, se carapacer, se cadenasser aussi. Que le premier qui montre sa tristesse ou son désappointement n'est une fiotte, une tapette, une lopette. Pis, un blogueur déliquescent.

Je n'ai pas de probleme à dire que j'ai manqué de consolation. L'idée de la bonne fée qui vous prendrait sur son épaule et vous laisserait vous épancher un bon coup, avant de vous inviter à en tirer un petit, pour peu que vous soyiez encore en condition ce qui n'est plus tous les jours le cas passé cinquante ans, à ce qu'on dit, l'idée de la bonne fée, dis-je, fait un joli retour en force.

Las, ce n'était pas, jeudi, la brave toubib de l'hopital où l'on m'annonçait l'ampleur de mes apnées du sommeil, qui semblait prête à jouer le rôle. Souriante, la "doctoresse", comme on disait jadis. Mais pour vous péter le moral, un vrai nanan. Vous expliquer que vous alliez vous retrouver connecté, sans doute à vie, à une chouette machine électronique (voir photo ci contre, authentique) qui chaque nuit me balancera des giclées d'air frais en pleine poire, parce que bêta que je suis, j'oublie de respirer quand je fais dodo. Histoire de casser définitivement l'ambiance, elle me confirma qu'à certaines heures pâles de la nuit je ronfle tellement fort qu'on frôle les 90 décibels, on se croirait à un concert de Grand Funk Railroad, et non ce n'est pas un indice pour le blindtest; à côté de moi une armée de marteaux piqueurs semble une vague imitation de vanessa paradis. Non ce n'est pas un indice non plus, d'ailleurs je n'en donne plus.

Donc, je vais désormais devoir respirer sous "assistance". A une amie à qui j'annonçais la bonne nouvelle, j'ai dévoilé (c'est elle qui l'a pointé) un superbe lapsus, "je vais devoir dormir sous assistante respiratoire". Il va de soi que ce que j'attendrais, en fait, de l'assistante en question, serait qu'elle m'apportât la "consolation" tant attendue. Qu'elle m'accompagnât dans ma plainte, ma complainte, mon blues de la nuit.

Vous me direz, tu as une famille, Resse. On ne t'a pas consolé, chez toi? On a essayé. De là à me prendre sur les genoux, à me laisser pleurer dans le giron comme un pauvre môme à qui on piqué sa plus jolie Dinky Toy...

Si vous saviez comme je me sens vieux, chantait Charlebois.

Un vieil enfant inconsolable. Même pas foutu d'avoir des échanges gazeux (oxygène/gaz carbonique, allez pas donner dans la pétomanie graveleuse) de niveau convenable.

Bas les masques, écrivais-je voilà quelques jours. A moi de l'enfiler, dorénavant.

21 juin 2008

Fete de la musique: si la foudre peut faire quelque chose pour moi...

D'avance merci.

Les bobos du pavillon d'à-côté, j'en ai déjà parlé ici, s'estiment dispensés des règles élémentaires de respect du voisinage, dès lors qu'ils vous ont collé leur foutue lettre hypocrite d'avertissement dans le hall de l'immeuble. Les bobos se croient tout permis, et  se payent votre fiole en prime. J'ai grandi dans des HLM où les gens se conduisaient parfois comme des porcs, et souvent comme des gens tout à fait urbains. Les bobos de mon coin vous donnent l'impression de mépriser tout ce qui n'est pas les parents des amis de leurs mômes, en dehors de leurs fêtes de misère où ils condescendent à dire b'jour.

Ceux d'à côté. Comment vous dire. Je ne sais combien sont ces salopards. Mais le nombre de soirées d'anniversaires entre juin et septembre laisse supposer qu'ils hébergent au moins 7 familles polygames dont tous les membres naquirent durant l'été exclusivement. Cette fois, ces malfaisants ont décidé de "célébrer la fête de la musique" en invitant un groupe, dans leur foutu jardin, là où d'ordinaire ils se contentent de cramer saucisses, merguez, sardines, avec forces rires odieux de fils de nantis satisfaits qui n'ont même pas eu à bosser pour acheter le pavillon, papa s'en est chargé, ce qui ne les empêche probablement pas de lui tailler des costards sur mesure, ajoutant l'ingratitude à l'infatuation.

Il y a quelques semaines, on s'en souvient, la Fête des Voisins (rien que ce nom, putain, je ne m'y ferai jamais... et je ne dis pas ça pour le petit couple d'en face, des gens charmants, avec un petit bébé souriant comme tout, me faites pas passer pour un sauvage, non plus) fut noyée sous des trombes d'eau suggérant heureusement Noe et son déluge. Je m'étais pris à rêver d'une fîn du monde jaillie de cet orage dantesque. Imaginais que tout fût emporté au passage de flôts en furie, leurs tartes à la con, leurs salades composées immondes, les rosés infâmes, les cakes imbouffables et les salades de fruits spongieuses à souhait. Un torrent de boue noyait les animaux de compagnie. Carmina Burana en fond sonore.

Foudre_2Pour que la Fête de Musique de ces crétins qui à coup sûr regardent Marcel Doré comme un parangon de rockitude en marche, soit bien cet inoubliable fiasco qui les dissuadera pour longtemps de jouer avec la fée électrique, je prie tous les Saints du Walhalla, de la Grande Prairie Commanche, des Paradis chrétiens, soufis, toltèques, que la foudre terrasse d'un coup le guitariste du groupe à l'instant même où celui-ci branchera sa Fender de merde dans l'ampli Marshall que jamais ses parents n'eussent du lui offrir pour qu'il se la joue ramone, la petite crevure.

Ayant carbonisé d'un riff cet inutile, l'éclair se propagera en incendie jusqu'au stock de merguez, ce qui évitera aux survivants d'avoir à se les carrer dans le train. Puis, pour faire bonne mesure, il gagnera mon propre immeuble, où l'imbécile d'architecte a conçu des jardins privatifs "pour ceux du rez-de-chaussée"; le couple infernal qui réside là nous inflige tout l'été ses conversations ineptes, ses rires désolants, avec relents de marlboro grimpant tous les étages, et bon sang, quand donc profiteront-ils à plein de leurs premières métastases, avec tout ce qu'ils se mettent dans le cornet à piston???... je passe pudiquement les orgasmes express de madame, sur le coup des deux heures du mat', autre manière de célébrer le culte de la brochette, sauf qu'à l'inverse de la détestée formule chiraquienne... là, j'ai le bruit sans l'odeur!!!

Seule consolation, le nouveau complice de la voisine semble s'y entendre d'avantage pour mettre le feu au barbecue. Je ne dis pas ça pour me moquer, ayant une conscience aigue de mes propres talents et limites. Disons qu'on joue rarement les prolongations, et cela m'invite à retrouver le sommeil vers les trois heures.

Je me tourne aujourd'hui vers Thor, Dieu de l'Orage, du Tonnerre, et de la Colère. Je n'ai pas l'habitude de réclamer passe-droits, pistons, petits arrangements entre amis. Et je vous épargne tous les mauvais jeux de mots à base de "Thor tue", "Termina Thor", etc. Mais si le 21, vous entendez que le temps s'est couvert sur l'ile de france, que la Fête de la Musique en fut compromise, ayez une pensée souriante pour votre ami Resse, un instant consolé de la douleur de vivre en ville, grâce aux éléments soudain déchainés.

Sinon, patron 2 boules quiès, 2!

Comme chaque week-end.

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